A Month of French Authors/Un Mois d’Auteurs Français

Today for the letter V the French authors Antonin Varenne and Fred Vargas

 

I’ve never met or even read Antonin Varenne, but he’s another one that my French partner saw at the Quai des Polars. The French author shared the stage with the most famous American crime fiction authors. My friend found Varenne « charmant et humble, impressionné de se trouver parmi ces baraques américaines. »

Roughly, she found him charming and humble and visibly intimidated to be seated among these huge big American names.

Based on the fact that Antonin Varenne’s first novel, published when he was thirty-three years old, brought him immediate attention and that he won the coveted Prix Quai du Polar in 2012 for his novel Le mur, le Kabyle et le marin, before he turned forty, he should have relaxed.

This award-winning novel is available in English. Only another one among his eleven novels is also available in English.

Interestingly, Varenne was discovered by the editor who publishes Fred Vargas, the female author for the lettre du jour.

His personal life is pretty interesting too. Born in Paris in 1973 he was only a few months old when his parents started to travel all over France and then aboard their sailing boat. Varenne didn’t return to France until he was twenty to attend the university.

After earning a master in philosophy he worked as a tower climber. This is the closest translation I could find to describe the job of these men who climb during the building of skyscrapers, bridges or on any other tall construction site. If you know the proper term, please keep me posted!

Antonin Varenne has worked in Toulouse, in Island, and Mexico before setting camp at the foot of the Appalachian mountains (No idea where exactly). In any case, this is surrounded by this American landscape that he started to write.

Back to France, married with a child, Antonin Varenne and his family settled in the Creuse where the author is now writing full time.

While browsing the Internet I read this sentence about Varenne’s novel Bed of Nails:

“[Varenne] expertly throws a bright light on a fashionable city’s [Paris] hideous hidden face.”

When I chose my topic for the challenge it was my desire to showcase younger French authors or at least some who depict a more real France, not only picture-like and preoccupied with food, wine, and perfume, and particularly a less sophisticated Paris. Believe me, Paris is not only beauty.

Looks like Varenne fills the need.

Climbing jasmine or a deliciously scented part of spring

Antonin Varenne me plait déjà avant de l’avoir lu. Mon amie française l’a entendu parler à l’un des Quais du Polar. Entouré des plus grandes pointures américaines de la littérature noire elle l’a trouvé charmant, humble et intimidé.

Et pourtant celui que l’éditrice de Fred Vargas repéra avec son premier manuscrit ne devrait pas se laisser impressionner. En effet dès la publication de son premier roman à l’âge de 33 ans Varenne n’a cessé de satisfaire son lectorat et d’impressionner la critique.

The Grand Prix du Polar 2012 l’a amené au niveau des plus grands. Et cela semble mérité, basé sur les citations de ses livres que j’ai découvertes sur Babelio notamment. J’ai particulièrement aimé les dialogues.

La vie personnelle de Varenne ressemble aussi à un roman. Pas nécessairement noir.

Agé de quelques mois seulement ses parents le font voyager aux quatre coins de la France avant d’explorer les mers et océans à bord d’un voilier. Varenne ne rentrera en France que pour poursuivre ses études universitaires. Après avoir obtenu une maitrise de philo il devient alpiniste du bâtiment et travaille à Toulouse, au Mexique et en Islande. Il se pose aux pieds des Appalaches où il travaille à son premier roman.

Je ne résiste pas à ajouter le lien pour la fameuse Appalachian Trail que je rêve de parcourir un jour. Elle débute en Georgie et la dernière section arrive dans le nord du Maine, section reconnue pour sa difficulté. Bill Bryson a écrit son hilarant mais aussi très profond livre A Walk in the Woods, basé sur sa propre expérience (partielle mais suffisante pour apprécier le challenge des Appalaches). En France, le livre s’appelle “Promenons-nous dans les bois”. Mais je m’égare… Revenons à Antonin Varenne.

Maintenant dans la Creuse avec sa femme américaine, leur enfant bilingue et un chien du Mexique, notre auteur du jour se consacre exclusivement à l’écriture.

Des photos et vidéos intéressantes sur Babelio.

Et puis, of course, quelques extraits de certains de ses romans.

Extraits de “Battues:”

“Les paysans savent à quelle vitesse leur trace s’efface. La terre est un outil de travail qui donne tant qu’on a la force de le faire. Il reconnaissait que les dégâts mécaniques risquaient de pourrir la vie, mais la nature (…) n’avait pas besoin qu’on la défende. Elle nous boufferait tout cru si on lui tournait le dos quelque temps.”

Extrait de “Trois mille chevaux vapeur:”

“A chaque fois que je regarde un feu, je me dis la même chose. Que les premiers souvenirs sont toujours des feux de camp entre gamins et que les vieillards, à la fin de leur vie, tirent des fauteuils devant les cheminées pour s’en rappeler.”

Extrait de “Le Mur, le Kabyle et le Marin:”

“[Il] lui avait tout expliqué. Que l’on n’échappe pas aux pièges que l’on pose derrière soi, qu’un jour ou l’autre, l’on revient sur ses pas pour y tomber. Que les situations peuvent manquer de sens mais jamais de logique, et que la logique manque d’imagination.”

Extrait de “Fakirs:”

“Avant même de discerner les tatouages sur le crâne rasé, le visage couvert de lignes tribales et percé d’anneaux, John avait reconnu Alan, aussi déplacé dans ce décor naturel qu’un ukulélé sur la banquise. A mesure qu’il s’était approché il l’avait entendu adresser des insultes aux arbres, aux chemins de terre qui dégueulassaient les chaussures et aux connards qui vivaient dans la forêt. Alan Mustgrave avait balancé un coup de pied dans une bassine, où trempaient les slips et les chaussettes de John.”

 

In the deliciously scented department, gardenias rank high

 

Fred Vargas was born Frédérique Audoin-Rouzeau in 1957. She’s the daughter of the French author Philippe Audoin and the twin sister of Jo Vargas, the painter. Both sisters took the same pseudonyme which refers to Maria Vargas, played by Ava Gardner in the movie The Barefoot Contessa. Fred Vargas has also a brother who is an historian, specialist of WWI. He’s the inspiration for the character Lucien Devernois in Vargas’ series The Three Evangelists. The third volume will be released later this summer.

Her Amazon Author Page is perfect with a succinct but still complete biography and of course the impressive list of novels she wrote, ALL translated in English.

And if you want to immerse yourself in some French TV, this YouTube video is a sample of the novels adapted to the screen.

 

 

Fred Vargas, de son vrai nom Frédérique Audoin-Rouzeau, est la fille de l’écrivain Philippe Audoin et d’une ingénieure chimiste. Son frère est l’historien Stéphane Audoin-Rouzeau et sa sœur jumelle la peintre Jo Vargas. Fred Vargas est titulaire d’un doctorat en histoire sur la peste au Moyen Âge. Elle travaille un temps comme chercheuse au CNRS, spécialiste d’archéozoologie. Elle travaille également sur des chantiers de fouilles archéologiques, notamment rue de Lutèce (face au Palais de Justice) à Paris et au monastère de La Charité-sur-Loire.

De la bouche de ma partenaire dans cette chasse au fil de l’alphabet, Vargas parvient à intégrer poésie et humour dans ses polars. Elle trouve le personnage d’Adamsberg particulièrement attachant, mais aussi les trois historiens rencontrés dans plusieurs de ses livres. Vargas occupe une place à part pour elle dans le paysage français du polar. Et elle a beaucoup aimé les adaptations télévisées de Josée Dayan pour certains de ses romans.

En tous cas c’est en regardant YouTube que je me suis dit que les livres de Vargas plairaient sans doute à mon mari.

Comme toujours, Babelio reste une source de données pour trouver biographie, bibliographie, mais aussi critiques et citations, et plus si vous y passez plus de temps.

Que pensez-vous des romans de Fred Vargas, l’une des auteures les plus vendues en France ?

 

Extraits de “Debout les morts:”

“La connerie militaire et l’immensité des flots sont les deux seules choses qui puissent donner une idée de l’infini.”

Extrait de “L’homme aux cercles bleus:”

“On naît et on crève, et au milieu on s’échine à perdre notre temps en faisant semblant de le gagner…”

Extrait de “Un lieu incertain:”

“Je rentre dans le droit chemin qui, comme tu le sais, n’existe pas et qui par ailleurs n’est pas droit.”

Extrait de “Pars vite et reviens tard:”

“- Qu’est-ce qu’il fait votre ami ? demanda Adamsberg.

– Son premier métier est d’irriter le monde mais ce n’est pas payé. Il exerce cette activité bénévolement.”

Extrait de “Dans les bois éternels:”

“-C’est compliqué les femmes, dit Robert, suivant toujours son idée.

-Mais c’est beau.

-C’est bien ce que je disais, souffla le vieux. Plus c’est beau plus c’est compliqué. On ne peut pas tout comprendre.”

 

 

See you tomorrow with letter W!

A demain pour la lettre W!

Thank you for reading!

Merci de nous lire!

Good luck if you participate to the A to Z Challenge!

Bonne chance si vous participez au Challenge de A à Z!

A Month of French Authors/Un Mois d’Auteurs Français.

Unless you suggest a contemporary French author or even better two, starting with the letter U, I will showcase the Parisian-based organization UNESCO instead. Without books and people who write them their mission would not be possible, anyway.

The mission of the United Nations Educational Scientific and Cultural Education has not changed since its creation in 1945:

“Building Peace in the Minds of Men and Women”

Because white still symbolizes peace

Still located on the Place de Fontenoy (#7) in Paris 7e the organization has now 195 member states and 10 associate members.

I borrowed their statement from their website:

“UNESCO is responsible for coordinating international cooperation in education, science, culture and communication. It strengthens the ties between nations and societies, and mobilizes the wider public so that each child and citizen:

  • has access to quality education; a basic human right and an indispensable prerequisite for sustainable development;
  • may grow and live in a cultural environment rich in diversity and dialogue, where heritage serves as a bridge between generations and peoples;
  • can fully benefit from scientific advances;
  • and can enjoy full freedom of expression; the basis of democracy, development and human dignity.

UNESCO’s messages are of increasing importance today, in a globalized world where interconnections and diversity must serve as opportunities to build peace in the minds of men and women.”

 

 

See you tomorrow with letter V

A demain pour la lettre V

Thank you for reading!

Merci de nous lire!

Good luck if you participate to the A to Z Challenge!

Bonne chance si vous participez au Challenge de A à Z!

A Month of French Authors/Un Mois d’Auteurs Français

Today for the letter T the French authors Jean Teulé and Maud Tabachnik

 

Jean Teulé is one of the most original voices in contemporary French literature. Unfortunately his Wikipedia page is only excellent in its French version. The bio on his Amazon page is way too short but includes at least his impressive bibliography.

Jean Teulé was born in 1953 in Saint-Lô, in Normandy, very close to where I grew up, before moving to the Parisian suburbs with his family.

One important fact that illustrates how one single person can change the course of someone else’s life. If it hadn’t been for his middle school art teacher who noticed his drawing skills, Teulé would have maybe been an auto mechanics. Nothing wrong with this field of work, but Teulé was meant to be an artist. This teacher gave him after-school private lessons, allowing him to enter an art school. After his studies, Teulé started to work as an illustrator. For eleven years, he wrote comics, most of the time solo (text and illustrations). His work was regularly praised, earning him many awards. Teulé turned then to TV before focusing exclusively on writing in 1990. A hardworker he produces a book a year.

Teulé is known as a pleasant man in life but he never shies away from sardonic writing. His last book Comme une respiration departs slightly from this typical writing style, even though some of the forty stories hold sarcastic elements too. As a writer I like to know how famous writers find the inspiration for their novels. If you understand French I encourage you to listen to Teulé’s own version or to read mine if you don’t 🙂

The collection was inspired first by the author’s home in Brittany where birds nest within the stonewalls every spring. The house turns then into a gigantic concert hall where birds sing all day long, offering a striking contrast with some of the harshest news of our world. Teulé had been asked to write a piece to celebrate the spring season and he thought that his nesting birds offered him a good starting point for such a story.

Then, shortly after, he witnessed a scene that redefined the book. While on a train, he saw a group of twenty-something men cat-calling a young woman about their age who was traveling alone. Quickly the men were acting crudely, and Teulé realized with fright that this young woman and himself were the only passengers in the car. He wondered what he should do. The guys were much younger than him and in very good physical shape. In the short video he admits that being a hero is not an easy task. But he also knew that if the girl happened to be in danger he had to intervene. The train finally reached Paris. The men followed the woman who was carrying a heavy suitcase. Teulé planned to keep watching on her. Right then one of the guys asked the girl if she wanted some help with her luggage. She accepted. When she reached the quay the guy put her suitcase down and went his own way with his pals. Teulé was as relieved as the young woman, I expect. In any case this story that had the potential for a not-happy ending but ended on a positive note convinced him to write about these true events in life that could end badly but instead turn positively. These ah moments that follow incidents where we hold our breath in fear are comparable to taking a breath. “Comme une respiration” in French means “like a breath” or “like taking a breath.”

The book Comme une respiration has been compared to one of my favorite books written by Philippe Delerm, also a collection of stories that explore the first experiences in life. The title in French is La Première Gorgée de Bière or the first sip of beer. I’ve literally swallowed this book, so I put Comme une respiration on my reading list.

Two more facts, more gossipy than anything, about Teulé:

The illustrous French sylist Jean-Paul Gaultier was his elementary school friend.

His current partner is the French actress Miou-Miou.

 

Taken late spring last year, somewhere between California and Maine

 

On a tous le souvenir d’un prof qui aura su voir en nous ce que nous pouvions devenir. Moi ce fut l’une de mes profs de français au collège. Pour Jean Teulé ce fut le prof de dessin en 3ème qui remarqua son talent naturel et lui donna des cours après la classe. On connait le reste de l’histoire du petit Teulé qui peut-être serait devenu mécanicien auto. Rien de mal avec cela, mais le monde de la BD aurait manqué un grand nom. Après dix ans de BD Teulé est passé à la télé, mais en 1990 il a définitivement choisi l’écriture. Ce grand bosseur pond un livre par an.

Mon amie l’a beaucoup lu, y compris son dernier livre, Comme une respiration, constitué de courtes histoires, grinçantes ou tendres, du vécu le plus souvent, que l’auteur lui a dédicacé à la foire de Brive. Voici une YouTube vidéo sur son dernier livre et une présentation sur Babelio.

Cette critique compare ce livre à celui de Delerm La Première Gorgée de Bière, un livre que j’ai vraiment adoré. Si vous ne l’avez pas lu, faites vous plaisir. Moi j’ajoute Comme une respiration à ma liste qui s’allonge dangereusement après chaque lettre de l’alphabet.

Deux biographies de Jean Teulé très complètes sur Wikipédia et Babelio. La page de son éditeur Julliard est bourrée d’information aussi.

 

Extrait de “Je, François Villon:”

“Dans mes yeux, l’éclair d’acier de ma malice infinie de poète-grimacier au-dessus de ma bouche déformée. Le seul auditoire qui m’intéresse vraiment est celui des marginaux.”

Extrait de “Mangez-le si vous voulez:”

“C’est la consternation dans tout le Périgord.

Hautefaye est dans un état de prostration et de catatonie. On se croirait un lendemain de cuite. Et la bonté du paysage alentour, au cœur, dit à chacun:

“Mais qu’avez-vous fait, hier? Qu’est-ce qui vous a pris?” Le village frémit encore, mal étonné par lui-même: “Mais qu’est-ce qui nous a pris?””

Extrait de “Rainbow pour Rimbaud:”

“J’étais seul et très bien comme ça, absent de tout contact. J’ai une répulsion pour le toucher. Enfant, j’ai jeté mon frère dans l’escalier parce que, pour me donner un bonbon, il avait mis sa main sur mon épaule.

Le mot “câlin” est le mot le plus horrible que je connaisse. Je n’aime les gens que dans les romans parce qu’ils n’existent pas. On n’a jamais à les toucher. La peau des êtres réels me révulse et me donne des haut-le-cœur. Moi, je suis intact.”

Extrait de “Comme une respiration:”

“C’est une maison qui chante. Au printemps, elle devient miraculeuse. J’en fais souvent le tour. Mésanges charbonnières, bleues, huppées, nonnettes… hirondelles, alouettes, rouges-gorges, tous ensemble se partagent joyeusement les murs de la demeure historique. Ça tire-lire là-dedans, turlute, carcaille. Ça siffle, pépie, zinzinule, dans toutes les langues d’oiseaux migrateurs ou endémiques. »

 

Petit bouton de rose deviendra grand

A qui sait attendre

Not easy to find two French authors every day. Besides, some letters are easier than others. Today Maud Tabachnik is a total unknown author for me. But my big helper from the other side of the pond has read lots of her thrillers, noir novels, crime fiction, and true crime. Not my favorite genre, even though my husband has read tons as well.

Maud Tabachnik was born in 1938 and she still writes. My friend saw her last year at the international Quais du Polar in Lyon.

Le cinquième jour, her most famous novel, is based on the real American serial killer Albert Fish. My French friend told me that it is a horrific novel. In my humble opinion, real life is sometimes so horrific that I don’t see the need for a novel to tell me again of the horror. I already know that I won’t read this book. Doesn’t change the fact that Maud Tabachnik is a French grande dame of the noir genre. Her novels, however, don’t seem to be translated in English.

 

Spring-green Flagler College, Saint Augustine, FL

 

Maud Tabachnik écrit du polar, du noir, des polars historiques. La page de son éditrice qui a publié une partie de son œuvre vous donnera sa bibliographie complète.

L’un  de ses romans les plus célèbres, mais aussi le plus horrible affirme ma camarade de lutte pour ce challenge vraiment challenging, est Le cinquième jour qui est écrit d’après l’histoire vraie d’un serial killer américain. Dont j’ai retrouvé le nom. Il s’agit de Albert Fish.

Je sais que je ne lirai pas ce livre. La violence contre les enfants m’effraie au plus haut point. De cette auteure je prendrais sans doute son livre La Mémoire du bourreau qui explique sans jamais la justifier la montée du nazisme et dénonce ses crimes contre l’humanité.

Avez-vou lu Maud Tabachnik?

 

Extrait de “Mauvais Frère:”

“Si mon père avait accepté j’aurais fait l’école de police. J’aurais défendu les innocents ; j’aurais poursuivi sans relâche les criminels. Je serais arrivé et j’aurais montré ma plaque dorée et les coupables auraient immédiatement compris qu’ils n’avaient aucune chance. La société doit se protéger.”

Extrait de “La mémoire du bourreau:”

“C’est mal foutu, la vie. Quand enfin on a les moyens et le temps de prendre du plaisir, on ne digère plus, on ne peut plus faire l’amour, on n’arrive plus à dormir, alors que toute sa vie on a rêvé de rester au lit le matin. Enfin, il n’y a pas d’autre moyen de demeurer en vie que de vieillir.”

Extrait “Le Tango des assassins:”

“Ce que je lis sur son visage à lui n’est pas le désarroi, mais une immense souffrance. Pas une souffrance vive qui vous cabre et vous fait réagir, mais une lassitude, un désespoir qui englue la vie et oblitère l’avenir.”

Extrait de “La mort quelque part:”

“On reste à parler un bon moment de nous et de ceux qu’on aime ou qu’on a aimés.

Des visages rôdent dans ma mémoire.

Autour de nous les gens se croisent sans se voir.

Les tables se vident et se remplissent d’ombres incertaines.

Les enfants s’amusent avec férocité comme s’ils pressentaient que ce temps d’innocence leur était compté.

Leurs parents traînent leurs valises remplies de vies déçues.

On joue tous à faire semblant.”

 

See you tomorrow with letter U!

A demain pour la lettre U!

Thank you for reading!

Merci de nous lire!

Good luck if you participate to the A to Z Challenge!

Bonne chance si vous participez au Challenge de A à Z!

A Month of French Authors/Un Mois d’Auteurs Français

Today for the letter S the French authors Romain Slocombe and Florence Seyvos

 

Back in November, Romain Slocombe almost won the prestigious Prix Goncourt awarded every year in France. If you read French I recommend the article published in Slate France. If you don’t read French, the reporter states that the Goncourt is not necessary attributed to the best novel of the year. It would be instead awarded to the book the most susceptible to reach a large readership. Not a bad goal, in fact. Thus, it could be an easy book, approachable in its forms and content or more likely a non-controversial book.

We could discuss for hours about the merits of literary awards in general and never reach an agreement. Based on my humble experience, I’ve read a few unforgettable novels that won the Goncourt (sometimes written by already established authors, sometimes not), but I also remember of a few winning novels that were a waste of my reading time.

So back to Slocombe and his critically acclaimed novel that almost won the Goncourt. Avis à mon Exécuteur tells of a Russian spy now admitting the murders and other crimes he committed before WWII while working for the People’s Commissariat of Internal Affairs (NKVD). The novel denounces the barbaric acts committed under Stalin’s regime as well as the cowardice of the western governments and of the French and American intellectuals who let themselves press-ganged into adopting the regime’s principles.

Slocombe is a very productive author who also writes for young readers. In fact, I selected one extract from one of his teens’ novels. Qui se souvient de Paula? is about a young French Jewish girl whose life is shattered when the Germans occupy France. Fifty years later, Paula’s boyfriend when they were teenagers, starts an investigation. What happened to Paula after the atrocious Raffle du Vel d’Hiv? The narrative alternates between different parts of Paula’s life, from the Occupation to the Vel d’Hiv, from her escape to the zone libre (south of the demarcation line where the Vichy government operated) to her arrest by the German police in 1943.  I couldn’t find an English translation for this novel.

Among other recurrent topics, Slocombe wrote regularly about WWII. I recommend his remarkable novel Monsieur le commandant, translated in English.

 

Not only people enjoy walking along a green path when spring is in the air

Romain Slocombe a frôlé le Goncourt deux fois. La plus récente est en 2016 pour son roman Avis à mon Exécuteur. Cet article paru dans Slate est intéressant car il décrit le processus d’attribution du Goncourt et pourquoi certains romans ne l’obtiennent pas. Dans le cas du dernier Goncourt le roman gagnant traitait d’un sujet similaire. Les Bienveillantes de Jonathan Littell raconte les confessions horrifiques d’un soldat allemand complètement devoué à la cause des Nazis. Ni ma partenaire pour ce challenge ni moi n’avons lu Avis à mon Exécuteur.

Par contre, j’ai lu il y a quelque années Qui se Souvient de Paula? son roman pour adolescents.

Ce roman en trois temps raconte la vie de Paula Karlinsky, une jeune fille juive sous l’Occupation, de sa fuite en zone libre après avoir échappé de justesse à la rafle du Vél d’Hiv jusqu’à son arrestation par la police allemande en janvier 1943. En juillet 1997, une annonce sur un site Internet lance un appel : qui se souvient de Paula Karlinsky ? Jacques, son petit ami de l’époque, part alors à sa recherche.

Cette chronique décrit très bien ce roman que je recommande aux parents d’adolescents qui s’intéressent à l’impact des décisions politiques d’un pays sur ses citoyens. Slocombe ne fait pas dans le sentiment et cette histoire basée sur des faits historiques tristement vrais ne peut laisser personne indifférent et inquiet aussi. Que cela n’arrive plus jamais.

Extrait de “Qui se souvient de Paula?”

“Et si… Et si le piège qu’elle redoute, le piège tendu par les Boches ou les policiers français aux Juifs remontant vers le nord, fonctionnait au départ et non à l’arrivée?”

Extrait de “Un été au Kansai:”

“Vous avez sûrement toujours entendu affirmer par toutes les religions, monsieur Kessler, qu’un jour viendra où toutes les misères de la vie auront cessé et où il ne restera que les joies et les plaisirs ; alors notre terre deviendra un paradis. Le marxisme lui aussi nous offre, dans un style différent, ce type de vision des lendemains heureux. Mais que la terre puisse devenir un paradis, cela je ne le crois pas. Cette terre restera toujours le monde qu’elle est actuellement. C’est une chose affreuse à dire, et pourtant je ne vois pas comment y échapper…”

Extrait de “Monsieur le commandant:”

“Le bruit circula que les Allemands avaient déjà franchi la Loire ; que beaucoup de ponts avaient été détruits pour retarder l’avance ennemie ; qu’à Nantes, au contraire, le Général Griveaud, commandant la 11e Région, avait refusé de faire sauter les ponts de la cité qu’il était chargé de défendre ; que toutes les agglomérations de plus de vingt mille habitants étaient déclarées villes ouvertes par le nouveau gouvernement ; que l’aviation italienne bombardait Orléans, Blois, Tours, Saumur, Angers. Les localités que nous traversions se pavoisaient de drapeaux blancs. A Craon, une soixantaine de kilomètres avant Angers, on nous apprit que la France était désormais séparée en deux zones, et que les Allemands nous interdiraient le passage de la ligne de démarcation. Notre fuite, les risques que nous avions courus, tout cela avait été vain. Il ne nous restait plus qu’à remonter vers Paris.”

Extrait de “Avis à mon exécuteur:”

“On peut dire sans exagérer que tout japonais vivant à l’étranger est un espion, et que tout citoyen allemand vivant à l’étranger est un agent de la Gestapo. Staline faisait le travail d’Hitler en exterminant les réfugiés antinazis.”

 

A garden in Miami where I attended a writing conference last spring

 

Florence Seyvos writes mostly for children and teenagers. My French friend has reviewed Garçon Incassable, her novel for adults on her blog. I haven’t read this book but read the English translation of the children’s book Pochée. Pockety is an extraordinary story about loss and love told from a tortoise’s perspective. Although the book is targeted to a young audience (9 to 12) any adult can benefit from it. It’s smart, moving, and the sense of humor is wonderful. A gem.

Florence Seyvos is also a screenplay writer. She wrote four movies available in English that have been well received and even won movie awards: Camille Redouble or Camille Rewinds, Faut que ça Dance or Let’s Dance, Les Sentiments or Feelings, La Vie ne Me Fait pas Peur or Life Doesn’t Scare Me.

 

 

Early spring in Yosemite National Park

Florence Seyvos est une femme très occupée. Elle écrit principalement pour enfants mais aussi pour adultes et ses scénarios ont donné naissance à quatre films remarqués par la critique et le public. Ils sont tous d’ailleurs disponibles en anglais.

Le seul livre d’elle que j’ai lu, illustré par le merveilleux Claude Ponti, est Pockety ou Pochée en francais. J’ai adoré le ton plein de tendresse, d’intelligence et d’humour que Seyvos a choisi pour parler de la mort et du deuil et de l’amour aussi. C’est un livre destiné aux 9-12 ans. Franchement il n’a pas d’âge limite.

La livrophage/lectrice en campagne, aussi ma partenaire extraordinaire pour ce mois d’avril, a beaucoup, beaucoup aimé le roman  pour adultes de Seyvos. Elle a chroniqué Garçon Incassable sur son blog.

 

Extrait de “Pochée:”

“Mon cher Pouce,

Je suis une tortue très gaie.

Peut-être que maintenant je ne pleurerai plus quand je penserai à toi, mais tu me manqueras toujours. Alors quand je serai vraiment triste, je ferais semblant de pleurer. Plus tard, j’espère que je t’oublierai un tout petit peu. Mais maintenant j’espère que je ne t’oublierai jamais.

Signé : Pochée”

Extrait de “Garçon incassable:”

“Henri s’est cassé tout seul, quelques heures après sa naissance. C’était un beau bébé dodu de plus de trois kilos. Et tout à coup, un vaisseau s’est rompu dans sa tête. Le sang lui pissait par les yeux et les oreilles, et son avenir, en une fraction de seconde, venait de changer totalement de route.”

Extrait de “Nanouk et moi:”

“Je me suis réfugié contre la cloison et j’ai pleuré avec un chagrin comme je n’en avais jamais connu. Un chagrin dont je ne voyais pas le bout. Je me rappelle avoir pensé que j’étais trop jeune et trop seul pour affronter un tel chagrin. Il était au-dessus de mes forces. Peut-être est-ce la définition du chagrin.”

 

See you Monday with letter T!

A lundi pour la lettre T!

Thank you for reading!

Merci de nous lire!

Good luck if you participate to the A to Z Challenge!

Bonne chance si vous participez au Challenge de A à Z!

 

 

A Month of French Authors/Un Mois d’Auteurs Français

Today for the letter R the French authors Patrick Raynal and Léonor de Recondo

 

Patrick Raynal is a man who wears many hats. Born in Paris in 1946 he’s a novelist who writes primarily for adults but has also published two novels for teenagers, a journalist, and an editor.

In 1989 he wrote an extensive story about the American writers James Crumley, Jim Harrison, Tony Hillerman, and Richard Ford for the French magazine Télérama. During this American trip, he discovered the city of Missoula, Montana, home to numerous writers, and brought it to the attention of his readership.  Raynal is considered one of the best French experts on American literature.

From 1991 to 2004 he was in charge of the infamous Série Noire collection, where you can find the best noir literature in France. Raynal has also contributed to the series Le Poulpe that Jean-Bernard Pouy (letter P) created and was one of the scenarists for the movie.

The city of Nice, where Raynal was once a university student, is often the setting of his novels.

Tucked in an alley in Charleston, South Carolina

Patrick Raynal est un homme de multiples talents. Son nom est associé à la fameuse Série Noire de Gallimard. Il en fut le directeur de collection entre 1991 et 2004. Mais il est aussi un auteur de romans noirs et considéré comme l’un des meilleurs spécialistes de la littérature américaine en France.

En 1989 ce fut en effet Raynal qui proposa à Télérama un grand reportage sur les auteurs américains James Crumley, Jim Harrison, Tony Hillerman, et Richard Ford. Au cours de ce voyage sur le sol américain Raynal découvrit la ville de Missoula dans l’état du Montana. Une ville toujours située sur la carte littéraire des Etats Unis à ce jour.

En plus de ses nombreux romans pour adultes Raynal a écrit pour la jeunesse et a contribué à la série Le Poulpe. Considérant le nombre de grands noms qui ont participé à cette collection je me devrais sans doute d’en lire au moins un 🙂

 

Extrait de “Le Poulpe: Arrêtez le carrelage:”

« A Plouhinec, il s’engagea sur la route de Kerletu dans un état voisin de l’éblouissement. Tout était net comme si l’éternité avait choisi ce coin pour y établir une tête de pont. Les mouettes faisaient du surf sur les courants d’air en insultant copieusement tous les culs de plomb qu’elles croisaient et Gabriel se mit sérieusement à douter de son instinct. Comment ne pas croire à l’innocence dans un paysage dont la géométrie variable est façonnée par le ciel, le vent et l’Océan ? »

Extrait de “La clef de seize:”

“La première chose que j’avais vue, il y a plus de dix ans, c’était les palissades qu’on installait autour des bidonvilles pour les soustraire à la vue des touristes. Je m’étais alors juré d’abattre toutes les palissades de la ville. Un serment aussi débile que l’adolescent attardé qui l’avait prononcé.”

 

University California, San Diego

Born in 1976, Léonor de Recondo was already a renowned violonist before becoming a novelist. She studied music at the New England Conservatory of Music in Boston where she was the solo violonist during the three years she spent there. Back to France her musical career exploded and she has since then recorded several albums.

After the publication in 2010 of La Grâce du cyprès blanc, her first novel, she has become a favorite among young female French authors. In 2012 she publishes Rêves oubliés, a story that tells of a family’s exile in 1939, the beginning of the Franquist period in Spain. I put this novel on my to-read because I usually like historical fiction.

Pietra viva, published in 2013, is another historical fiction novel about Michelangelo’s life and work. Readers and critics alike praised the novel.

Amours, published in 2015, won two literary awards. The novel set in 1908 in Touraine offers the portrait of two women linked by one child. Biological for one and adoptive for the other. It is also a novel about the French bourgeoisie of the early 20th century and of the roles women were expected to play.

None of Léonor de Recondo’s novels has been translated in English.

 

Wall vegetation will always capture my eye. Still in Charleston, SC

Acceptée au prestigieux conservatoire de musique de Boston elle fut le violon soliste pendant trois ans Léonor de Recondo est une musicienne talentueuse qui a produit de nombreux enregistrements.

Elle devient une romancière avec la parution de son premier roman La Grâce du cyprès blanc, publié en 2010. Rêves oubliés, son second roman, évoque l’exil d’une famille lors de la montée du franquisme en 1939. Pietra viva est un portrait du grand artiste Michelangelo, tandis que Amours est celui de deux femmes aux prises avec leur propre destinée et celles des femmes au début du 20e siècle. J’ai trouvé cet article dans l’Express à propos de ce dernier roman.

Pour plus d’information sur Léonor de Recondo, je vous propose son éditrice, Babelio, et Wikipedia.

 

Extrait de “Rêves oubliés:”

“Qui a décidé qu’un pays commençait là et finissait ici? Pourquoi se détestent-ils tous?”

Extrait de “Pietra viva:”

“Le sculpteur, aux mains douées d’un rare pouvoir, n’est pas dupe et se plaît à dire à ses semblables : ” Ne regardez pas mon visage, il est laid. Regardez plutôt mes mains ! Elles sont si puissantes qu’elles façonnent la réalité, qu’elles donnent vie à la pierre. Dans le sillon creusé par mon ciseau, les veines du marbre se gorgent de sang.”

Extrait de “Amours:”

“Là, les familles se rencontrèrent et se jaugèrent. Tout le monde présentait bien, les mentalités s’accordaient, les portefeuilles aussi. Une ébauche de contrat fut discutée entre hommes, et la date du mariage arrêtée à deux mois plus tard.”

 

 

See you tomorrow with letter S!

A demain pour la lettre S!

Thank you for reading!

Merci de nous lire!

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A Month of French Authors/Un Mois d’Auteurs Français

Few last names start with the letter Q and even less for French female authors, so today the one and only Serge Quadruppani plus a last minute surprise…

 

Born in 1952, Serge Quadruppani is a novelist, an activist who adds his voice against the excesses of capitalism, an essayist, an editor, and a translator for several contemporary Italian authors. He has also collaborated to Le Poulpe series with Jean-Bernard Pouy, the author for the letter P.

Only one of his novels, a mystery, is available in English.

 

Isabella Stewart Gardner Museum and Gardens, Boston

 

One of the quotes below, from one of Quadruppani’s novels, is about a cat and cats in general. The protagonist admits that even his beloved cat Manga, the only living creature allowed to access the second story of his home, cannot enter his room when he undresses. The reason, he says, is that these felines that quietly entered people’s lives several thousands years ago have in their eyes something he has never seen elsewhere.

I tend to agree. I think that more people favor dogs to cats because of cats’ knowing eyes. In any case, reading this quote gives me the opportunity to tell you a few cats’ stories and to introduce you to two special cats.

Unlike me who grew up in the country with cats, bunnies, lambs, and even a goat my husband was brought up in the Parisian suburbs and had never had a pet. The situation changed immediately when we moved in together. Our first cat was unfortunately sick and died very young of leukemia. Quickly after, close friends offered us a kitten from a healthy litter. Catmintosh followed us from Paris to California. Years later, we adopted Sugar, an adorable stray cat that jumped into my bag as I was helping in my son’s classroom. Sugar was meant to meet our family. And she was meant to be my youngest daughter’s very special friend. She was too young to have known Catmintosh and immediately fell for Sugar. The love was reciprocated as the cat adored my daughter too. Sugar’s brutal death (nature can be pitiless toward pets) was a real tragedy for my then seventh grader who refused another cat.

Now that my kids are living away from home, we don’t have any pets. Not having to find a pet sitter when my husband and I want to travel together is easier. But I never miss an opportunity to pet every cat I meet on my morning daily walk.

And I have the occasional treat to play with my second daughter’s adopted cats.

 

Tuck wearing her tuxedo

It took my daughter a lot of patience and care to feed these tiny creatures and moreover tons of love to gain their trust. Found without their mom at a few weeks old these cats had not benefited from the crucial maternal attention most kittens receive.

But this has changed, and now Tuck (from Tuxedo because of her white chest against her black coat) and Aly are playful and trusting one-year-old female cats.

Not really to replace our female French author du jour. But since many of my readers are also cats’ lovers and that many writers are too, I figured that today was a great day to introduce Tuck and Aly.

 

 

Downtime for Tuck after playing fetch (I swear she can do it as well as a dog)

Catnap time for Aly

Serge Quadruppani est un romancier, un essayiste, un militant qui ajoute sa voix contre les excès du capitalisme, un éditeur, et un traducteur pour plusieurs auteurs italiens contemporains. Son blog est une source d’informations sur les évènements actuels qui touchent la France et le monde et sur ses prises de positions.

Pour lire sa biographie et bibliographie complètes Babelio reste votre meilleure adresse.

La citation extraite du roman Au fond de l’oeil du chat de Quadruppani me plait particulièrement parce que j’adore les chats. Quand j’ai rencontré mon mari j’ai appris qu’il n’avait pas grandi avec des animaux domestiques. Je venais d’une maison  il y avait toujours eu un chat, une chèvre, des moutons, et des lapins. Alors je lui ai proposé de commencer par un chat. Plus facile dans un appartement parisien. Notre premier chat est tombé malade tout petit. Super triste. Mais le second venait d’une portée de chatons d’un couple d’amis. Catmintosh nous a suivi en Californie et des années plus tard nous avons recueilli une adorable petite chatte qui errait sur le campus de l’école élémentaire de mes enfants. Elle avait été baptisée Sugar à cause de sa personnalité super attachante. Sa mort tragique (la campagne peut être impitoyable pour les animaux domestiques) a particulièrement marqué ma plus jeune fille et elle n’a plus voulu de chat. Nous avons eu une chienne. Mais Pepper n’était pas Sugar. Depuis que mes enfants sont étudiants nous n’avons plus d’animaux chez nous ce qui permet aux parents de voyager sans avoir à trouver de pet sitter.

Mais je me rattrape car l’une de mes filles a adopté deux chatonnes il y aura un an la semaine prochaine. Des petits chats abandonnés nourrissons c’est adorable mais triste aussi. Leur mère avait disparu quand elles ont été trouvées et ma fille s’en ai très bien occupée pour les nourrir mais surtout les apprivoiser et leur donner confiance.

Alors comme je sais que les chats sont très populaires parmi les gens qui écrivent ma fille m’a autorisée à vous montrer leurs petites bouilles. Je vous présente donc Aly et Tuck (de tuxedo ou smoking en français). Je ne dis pas que cela remplace notre auteure féminine du jour.

 

Tuck loves the guests’ sofa bed 

It’s still sometimes difficult to shoot shy Aly’s portrait

 

Extrait de “La disparition soudaine des ouvrières:”

“Il m’a expliqué qu’il était partisan des théories du “décèlement précoce”, c’est-à-dire une politique de prévention du crime. Il s’agit de repérer la dangerosité des organisations avant même qu’elles ne deviennent vraiment dangereues et d’intervenir contre les personnes non pas en fonction de ce qu’elles ont fait mais de ce qu’elles pourraient faire. Je lui ai répondu alors qu’il devrait m’interpeller tout de suite, parce que j’ai souvent envie d’étrangler ma femme… Il a ri l’idiot, il croyait que je plaisantais.”

Extrait de “Au fond de l’oeil du chat:”

“Au moment du coucher, même Manga, le seul être vivant que je laisse accéder à l’étage, n’a pas le droit de franchir le seuil de ma chambre.

Je ne me déshabille jamais sous le regard des chats.

Ce qu’il y a dans l’oeil de ces animaux de compagnie, de ces félins entrés en douce dans la vie des humains voilà quelques millénaires, je ne l’ai jamais vu ailleurs.”

Extrait de “Corps Defendant:”

“Les farines animales, c’est de la poudre aux yeux. C’est pas la vache qui est folle, c’est notre civilisation.”

 

 

See you tomorrow with letter R!

A demain pour la lettre R!

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Merci de nous lire!

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A Month of French Authors/Un Mois d’Auteurs Français

Today for the letter P the French authors Jean-Bernard Pouy and Anne Percin

 

As I plow my way through this monthly challenge and read about a few specific French authors I realize why my journey as a French immigrant in the US was sometimes a challenge too.

Jean-Bernard Pouy is my challenge of the day. His profession before he started to write has no equivalent in the American education system. His political beliefs and his writing are very French too.

I come from a land that is hard to define in a nutshell. Not saying that I would ever attempt to limit the vast United States to a nutshell either.

Anyway, I will do my best to give you an accurate portrait of a very French author.

Jean-Bernard Pouy was born in 1946 in Paris where he still lives with his family. After studying cinema at the university he worked as a high school social worker in charge of social, cultural, and educational projects. Who does this kind of job in our American schools?

Pouy is a libertarian and a few themes are so recurrent through his writing that they became almost obsessional: the SNCF (the national company that manages the French railroads, because Pouy’s father was a station master) and the politics, the Tour de France and rock and roll music, the armed struggle and the pleasure that accompanies writing.

His novels, pure product of the French roman noir or noir fiction culture, aren’t translated in English. Pouy is also the creator of the popular protagonist Le Poulpe, a detective nicknamed Octopus because of his long arms. Many French writers collaborate to the successful collection. Which has been made into a movie and a series of comics.

One particularity in Pouy’s writing: no graphic violence or sex.

In case you read French, I found this article in Le Nouvel Obs, a French weekly magazine. I think you’ll find Pouy a unique guy.

 

 

Spring flowers in Saint Augustine, Florida

 

Écrivain libertaire et père du fameux Poulpe, Jean-Bernard Pouy promène de livre en livre de drôles d’obsessions : la SNCF (son père était chef de gare à Tarbes) et la politique, le Tour de France et le rock and roll, la lutte armée et le plaisir d’écrire. Cet article du Nouvel Obs définit assez bien je pense cet auteur français hors du commun et qu’il m’a été si difficile de décrire aux lecteurs américains de mon blog.

Avez-vous lu Pouy? Aimez-vous ses romans?

Extrait de “1280 âmes:”

“Les bons livres qui disparaissent peu à peu de la mémoire active des hommes comptent sur des gens comme moi pour être toujours présents sur les rayonnages. Quand ils y sont, au chaud, la tranche offerte, ils trouvent toujours un amant de passage.”

“Sur le court trajet de la librairie, j’ai pesé le pour et le contre. Fermer le bouclard dix jours ou trouver quelqu’un qui garde le fonds?

Et puis je me suis dit que c’est du meilleur effet de mettre, de temps en temps, sur la porte un écriteau du genre :

“Votre libraire est en vacances, il reviendra le 28…”

Ça fait riche, ça fait commerçant repu qui n’est pas esclave de ses murs, ça fait affaire qui roule et qui amasse suffisamment de mousse pour aller se faire dorer à Ibiza.”

Extrait de “1280 âmes:”

“- Vous connaissez Jim Thompson, bien sûr.

– Quand même…

– Et le numéro 1000 de la Série Noire.

– 1275 âmes. Un chef d’œuvre.

– Traduit par Marcel Duhamel himself. Titre anglais ?

– Pop 1280.

– Voilà le problème. Soi-disant que ça sonnait mieux. Mais avec des conneries comme ça, lors de cette traduction, cinq personnes ont disparu, cinq habitants de la bourgade de Pottsville.

– Ploucville, comme disait Duhamel.

– Ça me taraude. Ça m’empêche de considérer cette littérature, la noire, comme parfaite, un truc comme ça. J’aimerais que vous me les retrouviez, ces passés à l’as, pour raison signifiante. Je vous en garderais une éternelle reconnaissance.”

Early spring on the way to Half Dome, Yosemite National Park

Considered a “queer writer” in France since she refuses to enter into any writing category, Anne Percin writes for children, teenagers and adults alike.

She was born in Epinal in 1970, has lived in the suburbs of Strasbourg and in Paris, before moving to Burgundy. She currently writes and teaches.

Her beloved series about Maxime, a seventeen-year-old boy, is a best seller in France. I wish the novels would be available in English. Smart (a computer whiz), tender (loves his family), a musician (like so many teens), Maxime is a real modern teen boy. Through vivid language and witty and realistic dialogues the author manages to offer an honest and hilarious portrait of an adolescent who is in fact more mature than he appears to be.

Even though many of you don’t read French, I couldn’t resist and picked three short extracts from three of the four books in this really, really good series.

 

Spring vegetation at the top of Clouds Rest, Yosemite National Park

Anne Percin est née en 1970 à Epinal, a vécu dans les banlieues de Strasbourg et à Paris avant de s’installer en Bourgogne avec sa famille. Elle écrit à la fois pour enfants, adolescents, et adultes. Sur la page de son éditeur vous pourrez trouver sa bibliographie et puis Babelio propose aussi des extraits de ses romans.

Mes romans préférés font partie de sa série pour ados avec le craquant Maxime qui vit ses dix-sept ans avec pas mal de panache malgré les obstacles qui se mettent en travers de sa route et les erreurs de sa part.

Comment (bien) rater ses vacances, Comment maximiser (enfin) ses vacances, Comment (bien) gérer sa love story, Comment devenir une rock star (ou pas) sont tous des best sellers en France.

Mon amie blogueuse quant à elle aime beaucoup Le Premier Eté.

Alors on a un peu débordé avec les extraits…

Elle en a choisi un que j’aime vraiment, vraiment beaucoup sur le bonheur. Il vient du roman Bonheur Fantôme.

Extrait de “Comment (bien) rater ses vacances:”

« Maxime: Une brioche maison! me suis-je extasié. C’est pour moi que tu t’es donné tout ce mal? Fallait pas!
Mamie: Je sais, c’est pour ça que je l’ai achetée chez Picard. »

Extrait de “Comment (bien) gérer sa love story:”

« -La jeunesse moderne, elle est obligée d’être inventive, parce qu’elle a rien. On lui laisse plus rien. Tout a déjà été inventé, alors elle recycle.
-Qu’est-ce que tu veux, on est des écocitoyens. »

Extrait de “Comment devenir une rock star (ou pas):”

” Kévin n’est pas un grand amateur de musique. Pour lui, Le Clavier bien tempéré de Bach, c’est un ordinateur allemand avec la clim.”

Extrait de ” Le premier été:”

“Ce n’est pas une tombe. Pas plus que ne le sont, sur le bord des nationales, les silhouettes noires découpées dans le métal, sur les sites des accidents meurtriers. C’est vide, ça ne contient rien, ça ne protège rien. C’est juste un lieu, une borne, un espace délimité pour fixer le souvenir du drame…”

Extrait de “Le premier été:”

À seize ans, la peau n’est pas un rempart assez solide pour se passer de carapace. Il faut des déguisements, des masques, pour supporter le regard des autres sur soi alors qu’on ignore totalement à quoi on peut ressembler.”

Extrait de “Le premier été:”

“… T’as une de ces mémoires, toi, dis donc !
Oui, j’ai UNE DE CES MÉMOIRES. Une de celles qui ne laissent pas de zone d’ombre et aucune place au doute.
Une mémoire cruelle.”

Extrait de “Bonheur fantôme:”

“Le bonheur, même quand il vous est donné d’un coup, il faut se retenir d’en jouir trop vite, il faut en faire de petites provisions pour les jours d’après.

Car viennent ensuite des jours entiers, tout noirs.”

 

See you tomorrow with letter Q!

A demain pour la lettre Q!

Thank you for reading!

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A Month of French Authors/Un Mois d’Auteurs Français

Today for the letter O the French authors Jean-Hugues Oppel and Véronique Ovaldé

 

Back in the winter, when I was still undecided about my participation to the A to Z Challenge I considered the possibility to introduce authors who only write for children and teens. It would have been a mix of French and American authors. As I move on through the month of April I realize that several of my picks are men and women who write for both readerships.

Today Jean-Hugues Oppel is again one of them. In fact, he has written equally for both. Born in Paris in 1957, he’s one of the most beloved noir novel authors. Ippon, one of his thrillers for children has been particularly well-received.

Unfortunately neither Wikipedia nor any other website offers an English presentation for this author. I would love to translate the extracts that my French blogger friend has selected for Oppel. But translating fiction is a real job, especially when dark humor (a French forte) infuses the writing. So…

Potted geraniums on a balcony in New Orleans. Then the city looks even more French.

 

Né en 1957, Jean-Hugues Oppel est un auteur franco-suisse qui partage son temps entre l’écriture de romans noirs pour adultes et de romans d’aventures pour la jeunesse.

De bonnes critiques sur Babelio par les lecteurs qui ont lu Ippon, l’un de ses romans destinés aux enfants dès l’âge de 9 ans. Si vous en avez un qui aime le judo et les thrillers, c’est un roman qu’il adorera.

Extrait de “Ippon:”

“Sébastien n’ose pas appeler, les mots restent bloqués dans sa bouche. Il se sent stupide. Très enfant, tout à coup. Trop. C’est ridicule. La semaine dernière encore, au club, il ratatinait son copain Fernand qui est pourtant plus vieux que lui, et ceinture marron. Bientôt noire, même.”

Extrait de “Vostok:”

“Depuis le feu et la roue, on ne compte plus, les “plus-plus-grands-progrès-de-l’histoire-de-l’humanité”, avec un grand H….. C’est comme les cambriolages du siècle, vous savez, au douzième commis avant la fin de la première décennie ça ne fait plus sérieux !”

Extrait de “French Tabloïds:”

“Le rapporteur expédie les questions diverses. Le maire opine toujours. Puis on vote des résolutions. On vote des lignes de crédits. On vote des lignes de dépenses. Il n’y aura aucun suspense quant aux résultats des votes : le parti du maire a -la majorité absolue au conseil municipal. On pourrait voter à main levée pour aller plus vite.

L’opposition vote contre tout ce qu’elle peut être contre. L’opposition s’abstient quand voter contre serait ridicule. Elle vote pour parce qu’elle ne peut pas faire autrement dès qu’il s’agit des anciens combattants ou des petits vieux pensionnés.

C’est beau la démocratie à l’ouvrage.”

Extrait de “Barjot:”

“Sept à table. Deux kir, deux Suze-cassis, un porto, un whisky-coca, un coca nature. Une tablée sinistre sur fond sonore d’Angleterre tatchérienne. Sept convives qui attendent le maître de maison en louchant sur les plats. On sait rester poli.

Ils ont encore quatorze minutes d’existence devant eux.”

 

Spring in Lake Tahoe, California

 

Véronique Ovaldé was born in 1972 in Rosny-sous-Bois, in the Parisian suburbs, minutes away from my husband’s hometown. She’s worked in the publishing industry before starting to write fiction. Two of her novels have been translated in English. I read Kick the Animal Out, translated from Déloger l’Animal. I haven’t read And My See-Through Heart.

My French blogger friend favors Ce que je sais de Vera Candida, which isn’t available in English. Too bad, since the extract she chose is a moving evocation of a mother’s love for her daughter, told mostly through the sense of smell.

Véronique Ovaldé’s writing is infused with poetry but no sentimentality. She often writes at the edge between dream and reality. This is what I liked in Kick the Animal Out. It’s not a novel for readers who like a clean definite ending. But it will satisfy the ones who appreciate the power of human thoughts, especially when we’ve been hurt. Looks like she explored a similar theme in And My See-Through Heart that I just put on my to-read list.

As soon as she started to be published Véronique Ovaldé earned solid fans among her readers and well-deserved praise. Her novels have received several literary awards. This Wikipedia page highlights her productive and meaningful career.

 

Sparse vegetation in Arches National Park, Utah

Pour les français Babelio vous dira tout sur Véronique Ovaldé si vous ne la connaissez pas encore. J’ai aimé son roman Kick the Animal Out, traduit de Déloger l’Animal. C’est une histoire étrange qui n’a pas de fin définie. On ne sait jamais rien de précis tout au long du roman et de l’histoire de Rose, cette ado de quinze ans. Sauf qu’elle souffre. Et cela m’a suffit pour vouloir la suivre jusqu’à la dernière page.

Mon amie bloggeuse m’a confié tout avoir aimé de Véronique Ovaldé, sauf son dernier roman qui se déroule à Los Angeles. Son préféré de tous reste Ce que je sais de Vera Candida et c’est pour cela qu’elle a sélectionné ce très bel extrait qui est une évocation magnifique de l’amour d’une mère pour sa fille. On sait l’importance des sens au cours de nos vies, mais il est vrai que ces cinq sens sont complètement exacerbés en présence de nos enfants quand ils sont très jeunes. Particulièrement l’odorat, le plus primal des cinq.

J’ai trouvé et lu cet article sur Véronique Ovaldé dans Libé. Et j’ai ajouté son roman Et mon cœur transparent sur ma liste de livres à lire.

Extrait de “Ce que je sais de Vera Candida:”

“ L’odeur de Monica Rose faisait chavirer Vera Candida. Elle s’asseyait près de sa fille et plongeait le visage dans ses cheveux. Ils sentaient le sel et l’iode, le vent et quelque chose de plus souterrain et mammifère, comme la sueur d’un minuscule rongeur ou bien d’un petit loup. Monica Rose sentait la fourrure. Vera Candida se disait toujours : “Comment ferai-je quand je serai une très vieille femme, que je n’y verrai plus, que je tenterai de me souvenir de cette odeur?” Elle s’efforçait d’enregistrer comme sur des cylindres d’argile les sensations liées à sa fille : la main de la petite dans la sienne, la façon dont Monica Rose serrait son cou avec ses bras aussi fins que des roseaux, elle serrait serrait en y mettant toute sa minuscule force, et c’était inenvisageable de ne plus être deux un jour, c’était si injuste que cela paraissait impossible. »

Extrait de “Déloger l’animal:”

Un soir Monsieur Loyal est rentré trop tôt.

“Moi j’étais au lit dans ma chambre minuscule avec sa toute petite fenêtre grillagée (ce n’était pas une chambre me semblait-il, mais bien un garde-manger, un lieu où l’on avait jadis entreposé des jambons et des pommes de terre parce qu’il y faisait sec, frais et sombre, et où l’on m’avait rangée pour les mêmes raisons, c’était, disait maman, le meilleur endroit de la maison). Je dormais et ce furent les éclats de voix qui venaient du salon qui me réveillèrent.”

“Comment avait-elle osé partir et ne pas m’emmener ? J’ai pris la disparition de maman entre mes mains, j’en ai fait une boule toute serrée, je l’ai avalée pour que l’ennemi ne la trouve pas.”

“J’ai croisé les doigts de mes deux mains, croisé les jambes, les pieds, les sandalettes, tout ce que j’ai pu réussir à croiser à fin d’exorcisme. J’ai espéré que mon anxiété fut conjuratoire et non prémonitoire.”

Extrait de “Et mon cœur transparent:”

“Une ombre vit sur le visage de ceux qui ont perdu quelqu’un. L’ombre d’une plante grimpante. Elle croît à leur insu, et quand ils pensent que personne ne les surveille, elle baigne leurs traits d’absence, de gravité et de perplexité. C’est un démon discret qui habite leur visage. Il se cache dès que quelqu’un le regarde.”

 

 

See you tomorrow with letter P!

A demain pour la lettre P!

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Good luck if you participate to the A to Z Challenge!

Bonne chance si vous participez au Challenge de A à Z!

 

 

A Month of French Authors/Un Mois d’Auteurs Français

 

Today for the letter N the French authors Jean-Paul Nozière and Amélie Nothomb

 

Jean-Paul Nozière is also one of these authors who write for adults and children alike. In fact, he started to write for children and teenagers more than fifteen years before his first novel for adults was published. His website is a mine of information. But it’s in French. So, here is again, thanks to Wikipedia, a short blurb about this author.

Un Eté Algérien, Nozière’s most renowned novel for teens, has received several literary awards. The story tells of the end of the friendship between two fifteen-year-old boys caught in the endless Algeria war. Over the course of one summer, they will have to take sides. Sélim will choose to join the fight for the independence of Algeria while Paul will remain loyal to French Algeria. This moving story set in Algeria in 1958 shows how historical events affect everyone, including children and teenagers. Unfortunately, this sober book, written with heart an nuance, isn’t available in English.

Through most of Nozière’s works, whether for children or adults, the themes of Algeria and its endless bloody war toward independence are recurrent.

In his well-known adult series, Les Enquêtes de Slimane, for example, Slimane, nicknamed the Arab, entered the police to understand his father’s murder, an older harki, and maybe to find his killers.

A note about the word “Harki” for anyone who has an interest in French history:

The word defines the Muslim Arabs who served as auxiliaries during the Algeria war between 1954 and 1962. It sometimes applies as well to all Algerian Muslims who supported French Algeria during the war. In France, “Harki” can apply to the repatriated French Muslims living in the country since 1962 and to their descendants born in France. The word “Harki” refers then to a social group, a fraction of the French Muslims born of Algerian descent, a distinct from other French of Algerian origin or from Algerians living in France. In 2003, French President Jacques Chirac established September 25 as the Day of National Recognition for the Harkis. On April 14, 2012 President Nicolas Sarkozy recognized France’s historical responsibility in abandoning Harki Algerians veterans at the time of war.

 

Vinca is a great groundcover plant but also a colorful spring addition when potted.

Jean-Paul Nozière a écrit pour adolescents pendant une quinzaine d’années avant de publier son premier roman pour adultes.

Son roman le plus connu pour adolescents, ou en tous cas le plus reconnu, reste “Un Eté Algérien.” L’histoire se déroule en 1957 en pleine guerre d’Algérie. Sélim et Paul sont amis d’enfance, mais l’été de leurs quinze ans marque la fin de leur amitié d’enfance. Il est tout autant impossible à Sélim de ne pas soutenir l’indépendance de l’Algérie qu’il ne l’est à Paul de ne pas défendre l’Algérie française. Ce roman sobre illustre le poids inéluctable de l’histoire sur deux adolescents dont l’amitié ne peut résister aux choix politiques que chacun prend.

Si vous voulez en savoir plus sur “Un Eté Algérien” je trouve la revue sur Ricochet très complète.

Et si vous avez un ado qui aime l’histoire, Le Ville de Marseille par Nozière est aussi un bon roman qui traite également de la guerre d’Algérie.

Les thèmes de la guerre d’Algérie et de l’indépendance sont très présents dans l’oeuvre de Nozière, que ce soit dans ses romans pour adolescents ou pour adultes.

Dans sa série Les Enquêtes de Slimane par exemple, Paul Slimane Rahali, surnommé l’Arabe, est entré dans la police pour comprendre le meurtre de son père ancien harki, et peut-être découvrir les assassins.  Depuis qu’il a démissionné de la police il vit la plupart du temps dans un camping-car, regarde des cassettes vidéo, ou se promène en VTT. Il lui arrive parfois d’exercer la profession non avouée de détective, couvert par une ancienne collègue, Florence, avec laquelle il a des relations épisodiques.

 

Extrait de “Un Eté Algérien:”

“La guerre faisait rage et je n’avais pas d’autre choix que de m’y engager pour sauver ma patrie.”

 

Early spring patches of green in Maine

Sometimes the A to Z challenge demands some modifications. I initially thought of another female author for the letter N, but Amélie Nothomb is quite phenomenal and although she was born in Belgium she writes in French, so I decided to go with her.

Amélie Nothomb’s father was a diplomat and she spent the five first years of her life in Japan. Fascinated by this country, she will later become fluent in Japanese and work a translator. Due to her father’s career Nothomb has lived in many parts of the world. Although she has now a home in Brussels she still lives all over the world where she loves meeting her readers.

Her first novel Hygiène de l’assassin or Hygiene of the Assassin in English was published in 1992 and brought her immediate success and recognition. Extremely prolific she has since then published a novel every year. Each of her novels has been a best seller in France. All are translated in English.

Her novel Tokyo Fiancée will interest anyone who has experienced any cultural and linguistic challenge. This is what the New York Times wrote about the novel, which is also a movie. Here is a review about the movie.

Fear and Trembling was awarded the prestigious Grand Prix du roman de l’Académie française in 1999 and is also adapted to the movies.

Even if you don’t speak French I invite you to visit Amelie Nothomb’s website, simply for aesthetic reasons.

Charleston, South Carolina

Si vous vivez en France vous n’avez pas pu échapper au phénomène Amélie Nothomb. Je me suis permise un petit écart car cette auteure est de nationalité belge. Mais elle écrit en français et a obtenu le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1999 pour son roman “Stupeur et Tremblements.”

Celui qui l’a fait connaitre est “Hygiène de l’Assassin.” Ses romans sont tous traduits en de nombreuses langues, y compris en anglais et trois d’entre eux ont été adaptés au cinéma. Son site est beau et je vous invite à le visiter.

Extrait de “Stupeurs et Tremblements:”

“Récapitulons, petite je voulais devenir Dieu. Très vite, je compris que c’était trop demander et je mis un peu d’eau bénite dans mon vin de messe : je serais Jésus. J’eus rapidement conscience de mon excès d’ambition et acceptai de « faire » martyre quand je serais grande
Adulte, je me résolus à être moins mégalomane et à travailler comme interprète dans une société japonaise. Hélas, c’était trop bien pour moi et je dus descendre un échelon pour devenir comptable. Mais il n’y avait pas de frein à ma foudroyante chute sociale. Je fus mutée au poste de rien du tout. Malheureusement –j’aurais dû m(en douter- rien du tout, c’était encore trop bien pour moi. Et ce fus alors que je reçus mon affectation ultime : nettoyeuse de chiottes.”

Extrait de “Hygiène de l’assassin:”

“- Féministe, moi ? Je hais les femmes encore plus que les hommes.
– Pourquoi ?
– Pour mille raisons. D’abord parce qu’elles sont laides : avez-vous déjà vu plus laid qu’une femme ? A-t-on idée d’avoir des seins, des hanches, et je vous épargne le reste ?
Et puis, je hais les femmes comme je hais toutes les victimes. Une très sale race, les victimes. Si on exterminait à fond cette race-là, peut être aurait-on enfin la paix, et peux-être les victimes auraient-elles enfin ce qu’elles désirent, à savoir le martyre.
Les femmes sont des victimes particulièrement pernicieuses puisqu’elles sont avant tout victimes d’elles-mêmes, des autres femmes.
Si vous voulez connaître la lie des sentiments humains, penchez-vous sur les sentiments que nourrissent les femmes envers les autres femmes : vous frissonnerez d’horreur devant tant d’hypocrisies, de jalousie, de méchanceté, de bassesse. Jamais vous ne verrez deux femmes de battre sainement à coups de poing ni même s’envoyer une solide bordée d’injures : chez elles, c’est le le triomphe des coups bas, des petites phrases immondes qui font tellement plus mal qu’un direct dans la mâchoire.”

 

 

See you tomorrow with letter O!

A demain pour la lettre O!

Thank you for reading!

Merci de nous lire!

Good luck if you participate to the A to Z Challenge!

Bonne chance si vous participez au Challenge de A à Z!

A Month of French Authors/Un Mois d’Auteurs Français

 

Today for the letter M the French authors  Diane Meur and Marcus Malte

When I started this challenge I thought of expanding to francophone authors. After all, French is spoken in more countries than France. Then I decided to stick to my native land because some writers had specifically written about France. Today, Diane Meur is my exception.

She was born in 1970 in Belgium but studied and now lives and works in France. Her academic background is stellar. Fluent in German, she is a translator. In fact, she started the writing of her first novel La Vie de Mardochée de Löwenfels, écrite par lui- même while translating. Despite her fiction writing career she is still a translator.

Only one of her novels and a collection of personal essays are available in English.

House of Shadows is published by the University of Chicago Press Books. In this novel the narrator is an ancestral house that tells of generations of inhabitants during the struggle for Polish independence. A slice of Eastern Europe history told through a unique voice. Impressive.

In her much more personal book In Dreams Diane Meur shares her dreams of the years 2008–2010, a time of global upheaval that happened to coincide with upheavals in her own life.

First Daffoldild in Maine

Diane Meur est née en Belgique en 1970 et après ses études secondaires au lycée français de Bruxelles elle y apprend l’allemand elle s’installe à Paris pour poursuivre ses études.
Après deux années de classes préparatoires au lycée Henri IV, elle intègre l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, en section lettres modernes. Hésitant entre allemand, lettres modernes et histoire, très vite elle se lance dans la traduction.
Elle commence d’ailleurs l’écriture de son premier roman La Vie de Mardochée de Löwenfels écrite par lui-même grâce à son travail de recherche pour la traduction. Le livre publié par Sabine Wespieser en 2002 sera suivi par Raptus (2004), Les Vivants et les Ombres (2007) et Les Villes de la plaine (2011), tous chez le même éditeur, et distingués par des prix et traduits dans plusieurs pays. En 2015 elle publie La Carte des Mendelssohn, magistral et tentaculaire roman épousant trois siècles de l’histoire allemande, qui conjugue érudition, fantaisie et subversion. En parallèle Diane Meur poursuit toujours son travail de traductrice.

“La Vie de Mardochée de Löwenfels, écrite par lui-même” est un roman impressionnant comme on en lit rarement. La 4ème de couverture vous permettra de juger du contenu par vous mêmes:

“Les noms sont souvent un destin : celui de Mardochée, ainsi baptisé selon le vœu imprudent d’un de ses aïeux lors de la troisième croisade, le mènera bien loin du duché familial dont il semble un temps promis à reprendre la succession.

Dans le récit haut en couleur de ses apprentissages, où se superpose, à la mélancolie narquoise du narrateur vieillissant, l’ironie tragique de l’histoire, on découvre un XIVe siècle très détaché des conventions du genre historique. Sans doute y voit-on se dérouler aventures de grand chemin, scènes de liesse et complots politiques ; sans doute y croise-t-on, parmi d’autres figures réelles ou inventées, maître Eckhart, Guillaume d’Ockam et Marsile de Padoue. Mais toujours le pittoresque le cède à la fantaisie désinvolte de l’auteur, les truands y sont bons pères de famille, les théologiens athées, les rejetons d’empereur républicains…

Sur fond de heurts et d’échanges entre les trois religions du Livre, dans un Saint-Empire germanique tiraillé entre guelfes et gibelins, Mardochée, humaniste avant l’heure, relate ses errements amoureux, son initiation aux doctrines hétérodoxes, son progressif éveil à un monde violent et inique; tandis que déjà se profile, avec la grande peste, une première catastrophe de la raison.”

Dans “Les Vivants et les Ombres,” la narratrice est la demeure qui raconte l’histoire de la famille. Un tour de force.

L’une de mes auteures favorites pour adolescents aux US (A. S. King) utilise partiellement ce procédé de narration. Les endroits familiers aux personnages principaux sont eux aussi des personnages qui observent et analysent les actions et pensées des humains. J’adore!

Extrait de “Les vivants et les ombres:”

“Et je commence à comprendre ce que sont, pour les humains, le temps et son écoulement irrémédiable. Moi qui me laissais vivre dans l’idée que tout est toujours là et peut être rappelé à loisir, je découvre l’humaine amertume des occasions manquées.”

Balboa Park, San Diego, California

I admit my weakness and foundness for authors who write for adults and children. Marcus Malte is one of them.

Born in 1967 in La Seyne-sur-Mer, near Toulon, Marcus Malte claims arriving to writing after failed attempts to work in the film and music industries. In his short bio he adds that he’s currently waiting to see if writing will work.

It works, Mr. Malte. It really works.

Malte is currently praised for his most recent novel Le Garçon that tells of Joseph, a boy who grew up away from all forms of modern civilization until he decides in 1908 to leave his remote southern France little corner of the world where he has lived until then with his mother. As you can esily imagine the boy will meet the best and the worst of humanity, especially when the war shatters all of Europe and soon the world.

In addition to this novel, Marcus Malte has written other novels, novellas, short stories, picture books, and even comics.

Again, if you read French, you are more than welcome to pay a visit to my challenge partner. She has reviewed Canisses, one of Malte’s novels, on her blog.

His work is not translated in English. I wish his picture books were.

I particularly like Sous ma Couverture Vit une Souris. A little girl and a little green mouse talk together under a blanket. I would have loved this book when my oldest daughter lost her first tooth and was upset when she thought I had lied to her, telling her it was a mouse who traded a tooth for a coin instead of a fairy. Adorable story preceded by three other books about a white bear, a turtle and a kangaroo, all living under the little girl’s blanket.

 

Sub Tropical Vegetation in Key Largo, Florida

J’avoue avoir un faible pour ceux et celles qui écrivent à la fois pour adultes et enfants. Marcus Malte en fait partie. Son site est parfait et vous pouvez y trouver sa longue bibliographie. Né en 1967 à la Seyne-sur-Mer il n’a jamais quitté la région. Il a tenté le film et la musique mais finalement c’est l’écriture de romans, de nouvelles, d’albums illustrés, et même de BD qui lui a réussit.

La livrophage/lectrice en campagne adore. Elle a chroniqué son roman “Canisses” sur son blog. On parle beaucoup de lui cette année pour son dernier roman chez Zulma “Le garçon,” Prix Fémina 2016.

Et puis Malte écrit pour la jeunesse!

J’aurais aimé avoir son album “Une Souris Vit sous ma Couverture” pour ma fille ainée lorsqu’elle a perdu sa première dent. Notre petite souris française est une fée aux Etats Unis. Pas très grave, me direz-vous. Un drame pour un enfant d’immigrés qui ignorent les plus simples coutumes. C’est pour cela que j’aime tant la litérature jeunesse. Elle est aussi importante pour les grands que pour les petits.

 

Extrait de “Le garçon:”

“Joseph parle peu. Lorsqu’il s’exprime c’est par des sortes d’apologues qu’il rovide d’une voix grave, sans inflexions et fixant devant lui quelque chose qui ne se trouve pas là mais ailleurs, dans un autre cercle du temps. Et le rovid écoute. Si le sens de ces paroles lui demeure souvent inaccessible, leur sobre mélodie en revanche lui roviden au coeur. Elle le pénètre, elle le charge, elle le nourrit, et son coeur devient si plein et si gros que le rovid est souvent contraint d’élargir sa poitrine d’une vaste inspiration. Est-ce seulement le flux sonore qui lui cause cet effet ? Le rythme ? Les vibrations ? Il a déjà connu semblable sensation quand au rovident parfois il surprenait sa rov dans ses conversations solitaires. Il la connaîtra à nouveau plus tard à la faveur d’une mélodie particulière issue du pavillon d’un hautbois. Mais quoi ? Qu’est-ce exactement ? On l’ignore. Et de rovi faîtes que le mystère perdure. L’indéchiffrable et l’indicible. Que nul ne sache jamais d’où rovident l’émotion qui nous étreint devant la beauté d’un chant, d’un récit, d’un vers.”

Extrait de “Cannisses:”

“Maintenant que j’y songe, la chatte Guimauve elle s’est fait écraser dans les tous premiers jours de notre arrivée. Ça ne faisait pas une semaine qu’on avait emménagé ici. On aurait dû comprendre que c’était un signe. Une sorte d’avertissement. Je m’en veux, c’est moi qui aurais dû y penser. En face, ce n’était pas encore vendu. Ce n’était pas trop tard pour changer. On n’avait pas déballé la moitié des cartons. Il suffisait de traverser la rue pour inverser le sort. C’est moi qui serais allé déposer un petit mot dans sa boîte aux lettres à lui. Ses condoléances, ça me fait une belle jambe. Dire qu’il suffisait de traverser. “

 

See you on Monday with letter N!

A lundi pour la lettre N!

Thank you for reading!

Merci de nous lire!

Good luck if you participate to the A to Z Challenge!

Bonne chance si vous participez au Challenge de A à Z!

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