From A to Z, Twenty-Six Funny, Weird, Vivid French Expressions

S’OCCUPER (OU) SE MÊLER DE SES OIGNONS

 

Embed from Getty Images

 

Literally: to care about one’s own onions

Best equivalent: mind one’s own business

 

The expression could have American origins. In the 1920s, many onion species grew in the U.S. People who worked in this field developed skills to learn how to distinguish the different kinds. Soon, they minded about their particular species, which became their exclusive business. Who knows for sure? What is sure, however, is that the French expression is used to remind someone to mind her/his own business.

The French can also say: Ce ne sont pas tes oignons. Literally: they are not your onions. In both expressions, oignons never designate onions but anything related to personal business.

 

See you tomorrow for the letter P, part of the A to Z challenge!

A Month of French Authors/Un Mois d’Auteurs Français

Today for the letter O the French authors Jean-Hugues Oppel and Véronique Ovaldé

 

Back in the winter, when I was still undecided about my participation to the A to Z Challenge I considered the possibility to introduce authors who only write for children and teens. It would have been a mix of French and American authors. As I move on through the month of April I realize that several of my picks are men and women who write for both readerships.

Today Jean-Hugues Oppel is again one of them. In fact, he has written equally for both. Born in Paris in 1957, he’s one of the most beloved noir novel authors. Ippon, one of his thrillers for children has been particularly well-received.

Unfortunately neither Wikipedia nor any other website offers an English presentation for this author. I would love to translate the extracts that my French blogger friend has selected for Oppel. But translating fiction is a real job, especially when dark humor (a French forte) infuses the writing. So…

Potted geraniums on a balcony in New Orleans. Then the city looks even more French.

 

Né en 1957, Jean-Hugues Oppel est un auteur franco-suisse qui partage son temps entre l’écriture de romans noirs pour adultes et de romans d’aventures pour la jeunesse.

De bonnes critiques sur Babelio par les lecteurs qui ont lu Ippon, l’un de ses romans destinés aux enfants dès l’âge de 9 ans. Si vous en avez un qui aime le judo et les thrillers, c’est un roman qu’il adorera.

Extrait de “Ippon:”

“Sébastien n’ose pas appeler, les mots restent bloqués dans sa bouche. Il se sent stupide. Très enfant, tout à coup. Trop. C’est ridicule. La semaine dernière encore, au club, il ratatinait son copain Fernand qui est pourtant plus vieux que lui, et ceinture marron. Bientôt noire, même.”

Extrait de “Vostok:”

“Depuis le feu et la roue, on ne compte plus, les “plus-plus-grands-progrès-de-l’histoire-de-l’humanité”, avec un grand H….. C’est comme les cambriolages du siècle, vous savez, au douzième commis avant la fin de la première décennie ça ne fait plus sérieux !”

Extrait de “French Tabloïds:”

“Le rapporteur expédie les questions diverses. Le maire opine toujours. Puis on vote des résolutions. On vote des lignes de crédits. On vote des lignes de dépenses. Il n’y aura aucun suspense quant aux résultats des votes : le parti du maire a -la majorité absolue au conseil municipal. On pourrait voter à main levée pour aller plus vite.

L’opposition vote contre tout ce qu’elle peut être contre. L’opposition s’abstient quand voter contre serait ridicule. Elle vote pour parce qu’elle ne peut pas faire autrement dès qu’il s’agit des anciens combattants ou des petits vieux pensionnés.

C’est beau la démocratie à l’ouvrage.”

Extrait de “Barjot:”

“Sept à table. Deux kir, deux Suze-cassis, un porto, un whisky-coca, un coca nature. Une tablée sinistre sur fond sonore d’Angleterre tatchérienne. Sept convives qui attendent le maître de maison en louchant sur les plats. On sait rester poli.

Ils ont encore quatorze minutes d’existence devant eux.”

 

Spring in Lake Tahoe, California

 

Véronique Ovaldé was born in 1972 in Rosny-sous-Bois, in the Parisian suburbs, minutes away from my husband’s hometown. She’s worked in the publishing industry before starting to write fiction. Two of her novels have been translated in English. I read Kick the Animal Out, translated from Déloger l’Animal. I haven’t read And My See-Through Heart.

My French blogger friend favors Ce que je sais de Vera Candida, which isn’t available in English. Too bad, since the extract she chose is a moving evocation of a mother’s love for her daughter, told mostly through the sense of smell.

Véronique Ovaldé’s writing is infused with poetry but no sentimentality. She often writes at the edge between dream and reality. This is what I liked in Kick the Animal Out. It’s not a novel for readers who like a clean definite ending. But it will satisfy the ones who appreciate the power of human thoughts, especially when we’ve been hurt. Looks like she explored a similar theme in And My See-Through Heart that I just put on my to-read list.

As soon as she started to be published Véronique Ovaldé earned solid fans among her readers and well-deserved praise. Her novels have received several literary awards. This Wikipedia page highlights her productive and meaningful career.

 

Sparse vegetation in Arches National Park, Utah

Pour les français Babelio vous dira tout sur Véronique Ovaldé si vous ne la connaissez pas encore. J’ai aimé son roman Kick the Animal Out, traduit de Déloger l’Animal. C’est une histoire étrange qui n’a pas de fin définie. On ne sait jamais rien de précis tout au long du roman et de l’histoire de Rose, cette ado de quinze ans. Sauf qu’elle souffre. Et cela m’a suffit pour vouloir la suivre jusqu’à la dernière page.

Mon amie bloggeuse m’a confié tout avoir aimé de Véronique Ovaldé, sauf son dernier roman qui se déroule à Los Angeles. Son préféré de tous reste Ce que je sais de Vera Candida et c’est pour cela qu’elle a sélectionné ce très bel extrait qui est une évocation magnifique de l’amour d’une mère pour sa fille. On sait l’importance des sens au cours de nos vies, mais il est vrai que ces cinq sens sont complètement exacerbés en présence de nos enfants quand ils sont très jeunes. Particulièrement l’odorat, le plus primal des cinq.

J’ai trouvé et lu cet article sur Véronique Ovaldé dans Libé. Et j’ai ajouté son roman Et mon cœur transparent sur ma liste de livres à lire.

Extrait de “Ce que je sais de Vera Candida:”

“ L’odeur de Monica Rose faisait chavirer Vera Candida. Elle s’asseyait près de sa fille et plongeait le visage dans ses cheveux. Ils sentaient le sel et l’iode, le vent et quelque chose de plus souterrain et mammifère, comme la sueur d’un minuscule rongeur ou bien d’un petit loup. Monica Rose sentait la fourrure. Vera Candida se disait toujours : “Comment ferai-je quand je serai une très vieille femme, que je n’y verrai plus, que je tenterai de me souvenir de cette odeur?” Elle s’efforçait d’enregistrer comme sur des cylindres d’argile les sensations liées à sa fille : la main de la petite dans la sienne, la façon dont Monica Rose serrait son cou avec ses bras aussi fins que des roseaux, elle serrait serrait en y mettant toute sa minuscule force, et c’était inenvisageable de ne plus être deux un jour, c’était si injuste que cela paraissait impossible. »

Extrait de “Déloger l’animal:”

Un soir Monsieur Loyal est rentré trop tôt.

“Moi j’étais au lit dans ma chambre minuscule avec sa toute petite fenêtre grillagée (ce n’était pas une chambre me semblait-il, mais bien un garde-manger, un lieu où l’on avait jadis entreposé des jambons et des pommes de terre parce qu’il y faisait sec, frais et sombre, et où l’on m’avait rangée pour les mêmes raisons, c’était, disait maman, le meilleur endroit de la maison). Je dormais et ce furent les éclats de voix qui venaient du salon qui me réveillèrent.”

“Comment avait-elle osé partir et ne pas m’emmener ? J’ai pris la disparition de maman entre mes mains, j’en ai fait une boule toute serrée, je l’ai avalée pour que l’ennemi ne la trouve pas.”

“J’ai croisé les doigts de mes deux mains, croisé les jambes, les pieds, les sandalettes, tout ce que j’ai pu réussir à croiser à fin d’exorcisme. J’ai espéré que mon anxiété fut conjuratoire et non prémonitoire.”

Extrait de “Et mon cœur transparent:”

“Une ombre vit sur le visage de ceux qui ont perdu quelqu’un. L’ombre d’une plante grimpante. Elle croît à leur insu, et quand ils pensent que personne ne les surveille, elle baigne leurs traits d’absence, de gravité et de perplexité. C’est un démon discret qui habite leur visage. Il se cache dès que quelqu’un le regarde.”

 

 

See you tomorrow with letter P!

A demain pour la lettre P!

Thank you for reading!

Merci de nous lire!

Good luck if you participate to the A to Z Challenge!

Bonne chance si vous participez au Challenge de A à Z!

 

 

<span>%d</span> bloggers like this: