A Month of French Authors/ Un Mois d’Auteurs Français

Today for the letter C, the French authors Philippe Claudel and Sandrine Collette

 

Philippe Claudel was born in Dombasle-sur-Meurthe in Lorraine (eastern France) on February 2, 1962.

I discovered Claudel when I was already living in the United States. My parents-in-law visited us regularly and always arrived with an extra bag loaded with literature. Picture books and children’s magazines for their grandkids. Novels, newspapers, and magazines for their son and me.

I shouldn’t say that I waited for their arrival because of the books, but it is true that excitement always grew inside me when they unpacked their luggage. Anyone who loves reading knows that the expectation of a book is comparable to opening a treasure chest.

This is on one of their visits that I discovered and fell for Philippe Claudel’s writing.

It is said that plot isn’t his strong suit. I would say that plot is a very American word. My most favorite books and movies lack suspenseful ingredients that so many American readers and moviegoers adore. But these quiet books and movies have often the potential to stir more emotions than an action-packed novel or film. It is possible that the language, words that have rocked my childhood and youth, remain the reason why I am still a little partial to French literature and movies.

I admire the American writers for their capacity to write novels that I can’t put down. I envy the American language for its strength but the French language never fails to move me.

My favorite novels written by Claudel remain “La Petite Fille de Monsieur Linh” translated in English under the title “Monsieur Linh and his Child” and “Le Rapport Brodeck” or “The Brodeck’s Report” in English.

I read that Claudel woke up one day with the opening sentence of “The Brodeck’s Report.”

“My name is Brodeck and I am not responsible.”

Here is what The New York Times wrote about this novel.

Besides my two favorite novels I adore Claudel’s book “Parfums,” or “Parfums A Catalogue of Remembered Smells,” in English. In this unique book filled with short but evocative memories of the scents that were the background of his childhood, the author manages to offer a very personal book that talks to the universal human relationship with smells.

Many French readers admire Claudel for his sparse prose that shoots right to the heart. My French partner for this monthly challenge wrote a very short post about Claudel’s novel “Le Café de l”Excelsior.” She picked this extract from the novel especially for her nephew who had just lost his father. In the extract the author evocates with poignancy but no sentimentality the unstoppable passage of time.

Claudel’s novels and films are available in the US and I definitely encourage you to check out his work if you haven’t done it yet.

 

Philippe Claudel est né a Dombasle-sur-Meurthe en Lorraine le 2 février, 1962

Son talent en tant que romancier et metteur en scène est incontesté en France. La plupart de ses romans sont empreints de tristesse ou sans doute davantage d’un sens aigu du passage du temps qui finit par nous laisser orphelins de ceux et celles que nous avons connu et aimé.

Un extrait de “Le Café de l’Excelsior:”

“Nous délaissent sans prévenir les plus beaux de nos jours, et les larmes viennent après, dans les après-midi rejouées de solitude et de remords, quand nous avons atteint l’âge du regret et celui des retours. Les visages et les gestes que nous traquons dans l’ombre des puits de nos mémoires, les rires, les bouquets, les caresses, les silences boudeurs, les taloches aimantes, l’amour et le don de ceux qui nous mènent au seuil de la vie creusent notre souffrance autant qu’ils nous apaisent. Nous vivons parmi de grands pans de lumière hâchés de noirs fracas. Il faut nous en convaincre.”

Et un très court billet écrit par la Livrophage qui a sélectionné ce passage pour son neveu qui venait de perdre son père.

Puis bien sûr il y a “Les âmes grises” et “Le rapport de Brodeck,”magistral et adapté en BD par Manu Larcenet.

“Je ne sais pas si l’on peut guérir de certaines choses. Au fond, raconter n’est peut-être pas un remède si sûr que cela. Peut-être qu’au contraire raconter ne sert qu’à entretenir les plaies, comme on entretient les braises d’un feu afin qu’à notre guise, quand nous le souhaiterons, il puisse repartir de plus belle.”

Et une mention spéciale aussi à “Trois petites histoires de jouets.”

Un extrait:

“C’était un petit Pierrot bancal, grossier, mal peint, au regard ourlé de noir, au sourire de mystère et de mélancolie, une larme figée à son œil gauche, un pantin à trois sous que l’on vendait dans les rues jadis. Alors il sentit, en même temps que le pantin paraissait le fixer lui, et lui seul, comme il n’aurait pu fixer personne d’autre, même si des milliers, des centaines de milliers d’hommes et de femmes eussent été dans le même lieu, il sentit s’ouvrir dans sa chair une immense déchirure, comme si d’un coup et sous l’effet du regard de ce Pierrot de bois, tout son être se fendait en deux, jusqu’à l’âme, une déchirure nette, violente mais aucunement douloureuse, un voile que l’on fend d’un trait, un voile ou plutôt un lourd rideau posé sur la part la plus intime de sa mémoire, et cela depuis plus de cinquante années.

Il tituba.

Son front heurta la vitrine.

Le pantin le regardait toujours par au-delà la paroi de verre et par-delà du temps.”

“Barrio Flores” est quant à lui un récit de voyage à Cuba.

Bien d’autres livres et recueils de nouvelles marquent la carrière brillante de Claudel. Ses livres sont assez tristes, même très tristes et déprimés/déprimants, mais remarquablement écrits.

 

 

Sandrine Collette est née à Paris en 1970.

En plus de sa biographie et bibliographie, une interview et aussi des extraits que certains lecteurs ont particulièrement aimé sont disponibles sur le site Babelio.

Ni mon amie bloggueuse ni moi n’avons lu Collette, mais elle l’a vue deux fois aux Quais du Polar à Lyon et cet automne à Brive. Elle lui prédit un grand avenir.

Quant à moi, j’aime énormément les grands espaces et la nature, et Sandrine Collette leur donne un rôle important dans ses romans.

Et puis quelqu’un qui dit ne pas voyager mais est capable de planter un roman dans un décor de Patagonie…

Comme nous ne l’avons pas lue, voici seulement trois extraits de ses romans, illustrant son style litéraire. Si vous l’avez lue, dites nous le.

Extrait de “Il reste la poussière:”

“C’est le mot qui l’interpelle, un mot qu’il n’a jamais entendu. Le bonheur.

Souvent, pour maudire le sort, la mère, devant une bête morte, une récolte gâtée par le mauvais temps ou trop de factures à la fois, s’écrie: Malheur! Cela, il connaît. Une patte cassée, malheur. Une charogne tombée dans la réserve d’eau, malheur. Et malheur encore, les fils qui tardent à finir leur ouvrage ou le vent qui couche les clôtures, laissant échapper le bétail. Toute sa vie baigne dans ce mélange de résignation et de poing levé au ciel, s’étrangle de peur devant les éléments déchaînés, de rage face au monde qui n’est ni juste ni beau.”

Extrait de: “Les larmes noires sur la terre:”

“Voilà, ce n’est qu’un enfant mort. Peut-être est-ce le premier que tu vois de ton existence, oui bien sûr, je le devine dans tes yeux, tu croyais qu’un enfant est éternel, nous le croyons tous avant qu’ils ne trépassent, parce que l’ordre des choses voudrait que les parents ne connaissent jamais la mort de leurs petits, mais il n’y a pas d’ordre dans le monde, pas de chronologie, pas d’obligation – et pas de justice.”

Extrait de “Un vent de cendre:”

“Tout le monde a fait l’expérience une fois dans sa vie de ces moments étranges qui donnent l’impression d’avoir déjà été vécus. Une sensation au détour d’un chemin, un lieu à la fois inconnu et familier, lointain et au bord de la conscience en même temps ; la certitude d’avoir un jour prononcé les mêmes mots, d’avoir fait les même es gestes. Mais où, quand, pourquoi, impossible de le dire. Cette sensation reste, ardente et vaine. Perdus d’avance, ces souvenirs ne reviennent jamais en mémoire, inaccessibles, d’un autre temps, d’un autre monde.”

 

Sandrine Collette was born in Paris, in 1970.

My French friend has met the author twice at the famous Quais du Polar, the yearly international crime fiction festival, held in Lyon, France and once at another French book festival. She predicts the author a brilliant future.

The author who has a master in philosophy and a doctorate in political sciences is indeed one the big names in contemporary crime fiction in France. Her first novel “Des nœuds d’acier,” published in 2013, won the prestigious Grand Prix de littérature policière the same year, bringing her immediate visibility.

I haven’t read Sandrine Collette since crime fiction is not my favorite genre. But my husband used to be a big fan when we lived in France. His books stayed behind when we left Paris for the San Francisco Bay Area. Later, when we had decided to stay in the US, my father-in-law offered to forward us a complete list of the books we had boxed and stacked in his basement. The task was quite phenomenal, but one day we received five handwritten single-paced pages with the title of each book. My father-in-law had not listed the crime fiction novels but wrote a quick note implying that maybe we didn’t really need those novels.

We flew to Paris shortly after and decided to ship every book, except some of mine left in my native rainy Normandy. They had not really enjoyed staying in my parent’s basement and I had to get rid of quite a few molded books.

But the crime fiction novels arrived in California. Year after year my husband started to read more American thrillers than French crime fiction novels. That’s what happens to immigrants. But the books are still home. Or rather, in our garage, too.

If you read some French I encourage you to read the interview with Sandrine Collette. She doesn’t travel and yet managed to set her novel “Il Reste la Poussiere” in Patagonia. Which to me signals talent.

Her books, unfortunately, aren’t translated in English.

See you tomorrow with letter D!

A demain pour la lettre D!

Thank you for reading!

Merci de nous lire!

Good luck if you participate to the A to Z Challenge!

Bonne chance si vous participez au Challenge de A à Z!

A Month of French Authors/Un Mois d’Auteurs Français

Today for the letter B, the French authors Vincent Borel and Jeanne Benameur

Due to the challenge to provide the authors’ photos, I decided to illustrate my posts with personal pics of spring flowers, either from California, from Maine or any other American state.

 

Vincent Borel was born in Gap, in southeastern France in 1962.

He inherits his passion for opera from his Spanish grandfather, a huge music lover. While studying French literature in Aix-en-Provence Vincent Borel can be seen backstage during the Opera Festival and soon on stage performing in several operas.

Borel moves to Paris in 1985 and while working odd jobs he also discovers the Parisian nightlife (raves, techno music). These experiences will plant the seeds for his first novel “Un Ruban Noir,” published ten years later. Quickly after, the author becomes a journalist for several different Parisian magazines.

Starting in 1999, Borel dives into the 16th and 17th centuries. His inexorable passion for the music of this period of time will inspire the creation of several books, all published with the same editor.

In 2002, “Baptiste,” a novel inspired by the compositor Jean-Baptiste Lully’s life, is published and extremely well received by the public. The novel is followed in 2004 and 2006 by “Mille Regrets” and “Pyromanes.”

In 2010, Borel publishes “Antoine et Isabelle.” This unusual novel that blends true elements from the author’s family history, historical events, and contemporary questions is also highly praised. The novel is even considered for the Goncourt, the prestigious coveted French literary recognition and will receive other awards the same year. The impeccable research that Borel did to write his novel triggers his desire to apply for Spanish citizenship, a request that will be fulfilled.

In 2013, Borel writes “Richard W.,” a novel inspired by Richard Wagner’s life.

His eighth novel “Fraternels” is published in 2016.

If you read some French, I encourage you to visit my friend’s excellent post related to “Antoine et Isabelle.”

 

 

 

La biographie et bibliographie de Vincent Borel sont disponibles sur le site de l’éditrice de l’auteur, Sabine Wespieser.

Lire plus ici à propos de “Antoine et Isabelle,” un roman qui mêle avec un rare talent éléments autobiographiques (l’histoire de famille de l’auteur) et événements historiques et adresse aussi avec une rare acuité des questions concernant notre monde actuel.

Je vous encourage à lire le super billet de la livrophage à propos de ce roman.

Baptiste,” la biographie romancée de Lulli, est aussi d’après elle un exceptionnel ouvrage, très rock and roll!

Je regrette tout particulièrement que “Baptiste” et “Richard W.” ne soient pas disponibles aux US. Tous deux feraient de super cadeaux pour mon fils, un passionné de musique en tous genres, mais surtout de classique.

Un extrait de “Baptiste:”

“La récitation chantée fut brisée d’airs déchirants et brefs où les castrats envoyaient leur vocalité d’acrobate arracher des larmes au paradis. Les voix claires, juvéniles et femelles, de cette enfance perpétuée par la petite opération, tutoyaient les entrailles et donnaient des vapeurs aux femmes. La chair de poule en venait aux plus réticents.”

Un extrait de “Antoine et Isabelle:”

“Pour Antonio et pour des dizaines de regards avides, la lecture c’est autant de fenêtres sur le monde qu’il y a de pages parcourues. Un mot construit une phrase qui forme un chapitre recelant de multiples expériences. La combinaison des lettres de l’alphabet une fois maîtrisée est aussi infinie que le nombre d’êtres sur la terre.
 Bien plus tard, Antonio regrettera d’avoir quitté l’école. Pour lors, il lui a tourné le dos, comme il fuit le carrer dels Flassaders où n’existent que des convenances et où personne ne répond à ses questions. Car Antonio a soif, comme tous ces êtres avides de savoir et de connaissance. La lecture n’est pas pour eux une échappatoire ou un loisir de nantis : lire c’est croître.”

 

 

Jeanne BENAMEUR was born in Ain M’lila in Algeria, in 1952.

At the age of five years old she arrives with her parents in France and the family settles in La Rochelle.

A French literature professor Benameur will publish numerous novels while working in a publishing company too.

In 2001, Benameur receives the Unicef Award for her novel “Les Demeurées,” the story of an illiterate woman and her daughter.

Benameur belongs to the French association Parrains Par Mille, which provides support to teenagers in trouble. In fact, this association plays an important role in her Young Adult novel “Adil, Coeur Rebelle,” a contemporary story set in Paris that depicts Adil, a teen boy who shares his life between his family, his middle school and rap music. Adil is very upset when the police shot a young burglar in his neighborhood. His mother, alone with him while her husband is away for a few weeks, worries for Adil. Will Louis, a retired teacher be able to help Adil see through despite their age difference? Will they forge a friendship despite their cultural differences?

Benameur has since since published “Laver les Ombres” et “Otages Intimes.” Both novels will be well received in France.

Benameur currently lives in Paris where she pursues her diverse writing journey (theater, novels, poetry, short stories).

My French friend favors “Les Demeurées” to the other books. As for me I will get “Adil, Coeur Rebelle” because I just love Young Adult novels.

 

 

Jeanne Benameur est née à Ain M’lila, une petite ville d’Algérie, en 1952

Elle arrive en France à l’âge de 5 ans avec ses parents et sa famille s’installe à La Rochelle.

Professeure de lettres jusqu’en 2001, elle a publié chez divers éditeurs, mais particulièrement chez Denoël en littérature générale, et aux éditions Thierry Magnier. Elle est également directrice de collection, aux Éditions Thierry Magnier et chez Actes Sud-junior.

Elle a reçu en 2001 le Prix Unicef pour son roman “Les Demeurées,” l’histoire d’une femme illettrée et de sa fille (Denoël, 2000).

Jeanne Benameur fait partie de l’équipe de Parrains Par Mille, une association de parrainage d’adolescents désemparés. L’auteure fait d’ailleurs agir cette association auprès d’Adil, dans “Adil, cœur rebelle.”

En 2008, elle rejoint Actes Sud avec “Laver les ombres.”

Elle reçoit le Prix RTL-LIRE 2013 pour “Profanes” et le Prix Libraires en Seine 2016 pour son roman “Otages Intimes.”

Elle vit maintenant à Paris où elle consacre l’essentiel de son temps à l’écriture: théâtre, roman , poésie, nouvelles.

Un extrait de “Les Demeurées:”

“Aujourd’hui, les mots sont là, dans sa tête à elle. Ça ne fait pas de bruit. Sous ses doigts, à chaque lettre qui se dessine, les mots arrivent. Luce lève les yeux, guette. Sa Varienne va dans la maison, lourde et tranquille. Les mots dans la tête de Luce sont silencieux. Ils ne s’échappent pas. Ils vient tout seuls,ne font pas mal. Luce s’étonne du secret. C’est tout un monde qui respire sans apparaître. C’est à elle, rien qu’à elle. Une grande chaleur peu à peu envahit tout son corps. C’est à elle, à l’intérieur d’elle et personne, personne ne peut y toucher. La joie qui l’envahit en silence ne peut pas se mesurer. Elle y est toute, ne sait pas pourquoi. Luce continue sa lente progression dans l’alphabet. Elle est seule, heureuse.”

Un extrait de “Laver les ombres:”

“Une à une, elle déchire les pages de son vieux livre d’amour, les laisse tomber dans l’eau. Le papier disparaît dans le mouvement des vagues. Alors les mots imprimés, ces mots que personne ne lui a jamais dits, ses lèvres les prononcent. Pour elle toute seule. Dans sa langue à elle. C’est en italien, seulement en italien qu’elle aurait pu les dire.” …”Elle ignorait qu’elle avait tant et tant de phrases inscrites, à l’intérieur d’elle. Sous la peau. Des passages entiers. Comme des blocs de falaise usée qui s’écroulent. En même temps qu’elle délivre dans l’air tout ce que les livres lui ont appris de l’amour, elle pleure. C’est tout”

See you tomorrow with letter C!

A demain pour la lettre C!

Thank you for reading!

Merci de nous lire!

Good luck if you participate to the A to Z Challenge!

Bonne chance si vous participez au Challenge de A à Z!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Month of French Authors/ Un Mois d’Auteurs Français

Today marks the beginning of a month-long challenge that will introduce you to French contemporary authors, male and female, two per day (That’s the goal, at least:)

This challenge would have been impossible without the help of my French blogger/friend who writes under the name La Livrophage about all things literary. She has provided me with countless names and extracts from novels I haven’t always read. Her support has been unconditional. If you read French, stop by her blog. The only issue you’ll encounter is that your to-read list will grow and grow…

Her contribution has slightly modified my initial goal. In the end, I’ve decided to offer a French and  English version for every single post. So whether you read French or not, my hope is that you’ll discover a little bit of the vibrant French literary scene every day in April.

This link will help you find the French authors who are translated in English.

 

So here are Olivier Adam and Ingrid Astier for the letter A!

Olivier ADAM est né à Draveil, dans l’Essone, le 12/07/1974.

Il suit des études de gestion d’entreprises culturelles puis commence à écrire; il participe en 1999 à la création du festival littéraire “Les correspondances de Manosque.”

En 2000, Olivier Adam publie aux éditions du Dilettante son premier roman, “Je vais bien, ne t’en fais pas.”

Il signe ensuite avec les éditions de l’Olivier où il publie “A l’Ouest “(2001), “Poids léger” (2002), “Passer l’hiver” (recueil de nouvelles, Prix Goncourt de la Nouvelle 2004 et Prix des Éditeurs 2004), “Falaises” (2005, sélectionné dans 13 prix littéraires sans obtenir aucune récompense) et “À l’abri de rien” (2007, (prix Roman France Télévisions, prix Jean-Amila-Meckert et Prix Populiste et favori du Prix Goncourt 2007). Entre-temps, en 2003, il devient directeur de collection aux éditions du Rouergue.

Parallèlement, Olivier Adam écrit aussi plusieurs ouvrages pour la jeunesse, publiés pour la plupart à l’École des Loisirs: “On ira voir la mer” (2002), “La Messe Anniversaire” (2003), “Sous la pluie” (2004), “Douanes” (2004, éditions Page à page) “Comme les doigts de la main” (2005) et “Le jour où j’ai cassé le château de Chambord” (2005). Il publie par ailleurs régulièrement des textes courts dans les revues littéraires et anime des ateliers d’écriture en milieu scolaire.

Des histoires plein la tête, Olivier Adam sort coup sur coup “Des vents contraires” (Prix RTL-Lire 2009) et “Le cœur régulier” (2010), tout en écrivant des ouvrages jeunesse, “Les Boulzoreilles,” avec Euriel Dumait (2010) ou “Personne ne bouge” (2011).

“Les lisières” est sorti à la rentrée littéraire 2012, un roman où le destin d’un homme croise celui de la France.

En 2015, “Peine perdue,” qui se penche sur vingt-deux personnages d’une station balnéaire de la Côte d’Azur, est finaliste du Prix des libraires.

Pour le cinéma, outre la co-scénarisation de ses romans (“Je vais bien ne t’en fais pas” adapté en 2006 par Philippe Lioret, “Poids léger” adapté en 2004 par Jean-Pierre Améris et “Sous la pluie” en cours d’adaption par Patrick Goyette), Olivier Adam a co-signé les scénarios de “L’été indien” d’Alain Raoust (2007) et de “Maman est folle” de Jean-Pierre Améris (2007, téléfilm), de “Welcome” et “Des vents contraires” de Jalil Lespert.

En 2016, “La Renverse” se penche sur le sort des proches d’un homme politique éclaboussé par un scandale sexuel.

Un extrait du roman “Le Coeur Régulier:”

“Vu de près, pris dans le cours ordinaire, on ne voit rien de sa propre vie. Pour s’en saisir, il faut s’en extraire, effectuer un léger pas de côté. La plupart des gens ne le font jamais et ils n’ont pas tort. Personne n’a envie d’entrevoir l’avancée des glaces.”

Un extrait du roman “Falaises:”

“Je sais le poids des morts. Et je sais le mauvais sort. Je sais la perte et le saccage, le goût du sang, les années perdues et celles qui coulent entre les doigts. Je connais la profondeur des sables, j’en ai éprouvé la résistance, la matière meuble, équivoque. Je sais que rien n’est fiable, que tout se défait, se fissure et se brise, que tout fane et que tout meurt. La vie abîme les vivants et personne, jamais, ne recolle les morceaux, ni ne les ramasse.”

No, it’s not from France but from a recent trip I took to Baltimore. My French eye couldn’t miss the small table and chair, such a familiar sight in France . 

Olivier Adam was born in Draveil, in the Parisian suburbs, on July 12, 1974.

After the university he starts to write and participates in 1999 to the creation of the literary festival “Les correspondances de Manosque.”

In 2000, Olivier Adam publishes his first novel, “Je vais bien, ne t’en fais pas,” which becomes an immediate success. Adam becomes a prolific author who writes for adults and children alike. His work has been very well received and praised in France. Adam is also a movie scenarist who has adapted some of his own novels for the cinema and also collaborated to the writing of other French films.

Through his novels Adam depicts ordinary men and women, often blue collar, middle class individuals, going through deep identity crisis. Adam is particularly interested to write about the shifts from one social class to another, not unlike sociologists would do.

It is impossible to translate a work of fiction if you aren’t a professional translator. So I won’t translate the extracts from Adam’s novels “Le Coeur Régulier” and “Falaises.”

Unfortunately, Adam’s work is not available in the US. But I found a review written in English related to the novel “Je Vais Bien, Ne T’en Fais Pas,” the book that took Olivier Adam to the French literary scene. The author has in fact adapted the story to the movies and it is available in the US. You can read the book review on Book Around the Corner and read about the movie on Wikipedia (my family always contributes to the funding of the free encyclopedia).

Ingrid ASTIER est née à Clermont-Ferrand le 02/04/1976.

Normalienne, agrégée de Lettres, et toquée de cuisine, Astier mène une carrière impressionnante : Prix Strasbourg 1993 pour un mémoire rédigé en allemand intitulé “Rencontre avec Brecht et sa modernité,” agrégée de littérature moderne et professeur de littérature à Paris VII, elle publie en 1999 une nouvelle, Face à faces, au Mercure de France, et obtient le prix du jeune écrivain.

En 2005, elle est embauchée comme cuisinière sur le tournage du film de Damien Audoul.

Elle cultive son penchant pour la littérature et la cuisine et pratique la gourmandise – verbale – en publiant les Exercices négatifs de Cioran chez Gallimard (2005). Elle est aussi l’auteur du Goût du chocolat et du Goût du thé, au Mercure de France (2007) et de nombreux articles, notamment dans le Dictionnaire culturel de la langue française d’Alain Rey.

Après le chocolat, le thé et la rose, elle publie en 2009 un ouvrage consacré au goût des parfums, quatrième volume de la série Le goût de… Elle écrit également sur le safran, le chocolat et la vanille, sans oublier l’excellent Cuisine Inspirée (Agnès Vienot, 2007), dans lequel, mêlant portraits de chefs et d’artistes, elle évoque saveurs et souvenirs, et réussit l’anti-livre de cuisine parfait!

Avec “Quai des enfers”, publié en janvier 2010 dans la collection Série Noire de Gallimard, Ingrid Astier fait son entrée dans l’univers du polar. Ce premier “policier,” sélectionné pour le Prix du Roman Noir 2010 (BibliObs-Le Nouvel Observateur, Prix Sylvie-Turillon 2011, Prix Lafayette 2010, Prix Paul-Féval de la Sociéte des Gens de Lettres 2010, Prix Polar en Plein Coeur 2010) nous plonge dans les ventres obscurs de la Seine, théâtre de sombres meurtres.

Deux extraits du roman “Quai des enfers:”

“La première fois que Rémi avait aperçu l’Institut médico-légal, c’était, comme tout le monde, depuis le train fantôme du métro. Les wagons chahutaient sur le viaduc hélicoïdal, en mugissant. Fait étrange, la station de métro enlaçait les murs austères, entamant autour des fenêtres à barreaux une ronde reptilienne.”

“Tous les ingrédients étaient là : la seine des bateaux-mouches rendue infréquentable, un type célèbre hésitant entre macabre et génie, des jalousies de femmes, un arrière-décor entre sexe drogue et rock star, un nain diabolique sorti de sa boîte avec la langue tirée, des morts signées par un artiste… ”

Vous pouvez lire ici un entretien avec Ingrid Astier, pour son nouveau roman policier : “Haute voltige.”

Since flavors and scents take first stage in Ingrid Astier’s writing, this is a pic from a lovely café in Baltimore where I ordered and enjoyed an unusual delicate white rose tea for breakfast.

Ingrid Astier was born in Clermont-Ferrand in Auvergne on March 2, 1976.

In addition to an impressive academic background she is also crazy about cooking. She will be in fact hired as a chef during the filming of a French movie. Astier cultivates her passion for literature and cooking and publishes several books related to the savors and flavors of chocolate, tea, saffron, and vanilla among others. Her cookbook “Cuisine Inspirée” blends chefs and artists’ portraits, flavors and memories. The book has been called the perfect anti-cookbook.

“Quai des Enfers,” published in 2010 by the highly respected house Gallimard in their famous collection Série Noire, is extremely well received in France. France nurtures a long and strong history with crime writing. We call this genre Polar in French, from the words police and policier (policeman).

“Quai des Enfers” marks a shift in Astier’s writing journey. With this novel that takes the readers through the underbelly of the River Seine, Astier enters this dark suspenseful universe that attracts so many French readers. Including my own husband. His Serie Noire collection took so much place in our home library that he has recently agreed to pack them in boxes and stored them in the garage, where I sometimes find him, looking for a favorite title. A tough decision, let me tell you, even for me who favors other genres.

You can read here an interview about Astier’s second “polar” called “Haute Voltige.”

 

Enjoy your weekend!

Bon weekend!

See you on Monday with letter B!

A lundi pour la lettre B!

Thank you for reading!

Merci de nous lire!

Good luck if you participate to the A to Z Challenge!

Bonne chance si vous participez au Challenge de A à Z!

 

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