A Month of French Authors/Un Mois d’Auteurs Français

Today for the letter V the French authors Antonin Varenne and Fred Vargas

 

I’ve never met or even read Antonin Varenne, but he’s another one that my French partner saw at the Quai des Polars. The French author shared the stage with the most famous American crime fiction authors. My friend found Varenne « charmant et humble, impressionné de se trouver parmi ces baraques américaines. »

Roughly, she found him charming and humble and visibly intimidated to be seated among these huge big American names.

Based on the fact that Antonin Varenne’s first novel, published when he was thirty-three years old, brought him immediate attention and that he won the coveted Prix Quai du Polar in 2012 for his novel Le mur, le Kabyle et le marin, before he turned forty, he should have relaxed.

This award-winning novel is available in English. Only another one among his eleven novels is also available in English.

Interestingly, Varenne was discovered by the editor who publishes Fred Vargas, the female author for the lettre du jour.

His personal life is pretty interesting too. Born in Paris in 1973 he was only a few months old when his parents started to travel all over France and then aboard their sailing boat. Varenne didn’t return to France until he was twenty to attend the university.

After earning a master in philosophy he worked as a tower climber. This is the closest translation I could find to describe the job of these men who climb during the building of skyscrapers, bridges or on any other tall construction site. If you know the proper term, please keep me posted!

Antonin Varenne has worked in Toulouse, in Island, and Mexico before setting camp at the foot of the Appalachian mountains (No idea where exactly). In any case, this is surrounded by this American landscape that he started to write.

Back to France, married with a child, Antonin Varenne and his family settled in the Creuse where the author is now writing full time.

While browsing the Internet I read this sentence about Varenne’s novel Bed of Nails:

“[Varenne] expertly throws a bright light on a fashionable city’s [Paris] hideous hidden face.”

When I chose my topic for the challenge it was my desire to showcase younger French authors or at least some who depict a more real France, not only picture-like and preoccupied with food, wine, and perfume, and particularly a less sophisticated Paris. Believe me, Paris is not only beauty.

Looks like Varenne fills the need.

Climbing jasmine or a deliciously scented part of spring

Antonin Varenne me plait déjà avant de l’avoir lu. Mon amie française l’a entendu parler à l’un des Quais du Polar. Entouré des plus grandes pointures américaines de la littérature noire elle l’a trouvé charmant, humble et intimidé.

Et pourtant celui que l’éditrice de Fred Vargas repéra avec son premier manuscrit ne devrait pas se laisser impressionner. En effet dès la publication de son premier roman à l’âge de 33 ans Varenne n’a cessé de satisfaire son lectorat et d’impressionner la critique.

The Grand Prix du Polar 2012 l’a amené au niveau des plus grands. Et cela semble mérité, basé sur les citations de ses livres que j’ai découvertes sur Babelio notamment. J’ai particulièrement aimé les dialogues.

La vie personnelle de Varenne ressemble aussi à un roman. Pas nécessairement noir.

Agé de quelques mois seulement ses parents le font voyager aux quatre coins de la France avant d’explorer les mers et océans à bord d’un voilier. Varenne ne rentrera en France que pour poursuivre ses études universitaires. Après avoir obtenu une maitrise de philo il devient alpiniste du bâtiment et travaille à Toulouse, au Mexique et en Islande. Il se pose aux pieds des Appalaches où il travaille à son premier roman.

Je ne résiste pas à ajouter le lien pour la fameuse Appalachian Trail que je rêve de parcourir un jour. Elle débute en Georgie et la dernière section arrive dans le nord du Maine, section reconnue pour sa difficulté. Bill Bryson a écrit son hilarant mais aussi très profond livre A Walk in the Woods, basé sur sa propre expérience (partielle mais suffisante pour apprécier le challenge des Appalaches). En France, le livre s’appelle “Promenons-nous dans les bois”. Mais je m’égare… Revenons à Antonin Varenne.

Maintenant dans la Creuse avec sa femme américaine, leur enfant bilingue et un chien du Mexique, notre auteur du jour se consacre exclusivement à l’écriture.

Des photos et vidéos intéressantes sur Babelio.

Et puis, of course, quelques extraits de certains de ses romans.

Extraits de “Battues:”

“Les paysans savent à quelle vitesse leur trace s’efface. La terre est un outil de travail qui donne tant qu’on a la force de le faire. Il reconnaissait que les dégâts mécaniques risquaient de pourrir la vie, mais la nature (…) n’avait pas besoin qu’on la défende. Elle nous boufferait tout cru si on lui tournait le dos quelque temps.”

Extrait de “Trois mille chevaux vapeur:”

“A chaque fois que je regarde un feu, je me dis la même chose. Que les premiers souvenirs sont toujours des feux de camp entre gamins et que les vieillards, à la fin de leur vie, tirent des fauteuils devant les cheminées pour s’en rappeler.”

Extrait de “Le Mur, le Kabyle et le Marin:”

“[Il] lui avait tout expliqué. Que l’on n’échappe pas aux pièges que l’on pose derrière soi, qu’un jour ou l’autre, l’on revient sur ses pas pour y tomber. Que les situations peuvent manquer de sens mais jamais de logique, et que la logique manque d’imagination.”

Extrait de “Fakirs:”

“Avant même de discerner les tatouages sur le crâne rasé, le visage couvert de lignes tribales et percé d’anneaux, John avait reconnu Alan, aussi déplacé dans ce décor naturel qu’un ukulélé sur la banquise. A mesure qu’il s’était approché il l’avait entendu adresser des insultes aux arbres, aux chemins de terre qui dégueulassaient les chaussures et aux connards qui vivaient dans la forêt. Alan Mustgrave avait balancé un coup de pied dans une bassine, où trempaient les slips et les chaussettes de John.”

 

In the deliciously scented department, gardenias rank high

 

Fred Vargas was born Frédérique Audoin-Rouzeau in 1957. She’s the daughter of the French author Philippe Audoin and the twin sister of Jo Vargas, the painter. Both sisters took the same pseudonyme which refers to Maria Vargas, played by Ava Gardner in the movie The Barefoot Contessa. Fred Vargas has also a brother who is an historian, specialist of WWI. He’s the inspiration for the character Lucien Devernois in Vargas’ series The Three Evangelists. The third volume will be released later this summer.

Her Amazon Author Page is perfect with a succinct but still complete biography and of course the impressive list of novels she wrote, ALL translated in English.

And if you want to immerse yourself in some French TV, this YouTube video is a sample of the novels adapted to the screen.

 

 

Fred Vargas, de son vrai nom Frédérique Audoin-Rouzeau, est la fille de l’écrivain Philippe Audoin et d’une ingénieure chimiste. Son frère est l’historien Stéphane Audoin-Rouzeau et sa sœur jumelle la peintre Jo Vargas. Fred Vargas est titulaire d’un doctorat en histoire sur la peste au Moyen Âge. Elle travaille un temps comme chercheuse au CNRS, spécialiste d’archéozoologie. Elle travaille également sur des chantiers de fouilles archéologiques, notamment rue de Lutèce (face au Palais de Justice) à Paris et au monastère de La Charité-sur-Loire.

De la bouche de ma partenaire dans cette chasse au fil de l’alphabet, Vargas parvient à intégrer poésie et humour dans ses polars. Elle trouve le personnage d’Adamsberg particulièrement attachant, mais aussi les trois historiens rencontrés dans plusieurs de ses livres. Vargas occupe une place à part pour elle dans le paysage français du polar. Et elle a beaucoup aimé les adaptations télévisées de Josée Dayan pour certains de ses romans.

En tous cas c’est en regardant YouTube que je me suis dit que les livres de Vargas plairaient sans doute à mon mari.

Comme toujours, Babelio reste une source de données pour trouver biographie, bibliographie, mais aussi critiques et citations, et plus si vous y passez plus de temps.

Que pensez-vous des romans de Fred Vargas, l’une des auteures les plus vendues en France ?

 

Extraits de “Debout les morts:”

“La connerie militaire et l’immensité des flots sont les deux seules choses qui puissent donner une idée de l’infini.”

Extrait de “L’homme aux cercles bleus:”

“On naît et on crève, et au milieu on s’échine à perdre notre temps en faisant semblant de le gagner…”

Extrait de “Un lieu incertain:”

“Je rentre dans le droit chemin qui, comme tu le sais, n’existe pas et qui par ailleurs n’est pas droit.”

Extrait de “Pars vite et reviens tard:”

“- Qu’est-ce qu’il fait votre ami ? demanda Adamsberg.

– Son premier métier est d’irriter le monde mais ce n’est pas payé. Il exerce cette activité bénévolement.”

Extrait de “Dans les bois éternels:”

“-C’est compliqué les femmes, dit Robert, suivant toujours son idée.

-Mais c’est beau.

-C’est bien ce que je disais, souffla le vieux. Plus c’est beau plus c’est compliqué. On ne peut pas tout comprendre.”

 

 

See you tomorrow with letter W!

A demain pour la lettre W!

Thank you for reading!

Merci de nous lire!

Good luck if you participate to the A to Z Challenge!

Bonne chance si vous participez au Challenge de A à Z!

Comments

  1. Everyday I am presenting a restaurant (or two) Evelyne and I recently visited.

    Vinland (Portland, Me): Last Spring, we had the chance to meet David Levi, the founder and executive chef of Vinland.
    Evelyne then wrote a beautiful review:
    “From the first leaf of salad to the last spoon of the salted blueberry semifreddo, from the knowledgeable but never pushy waiters to the Swedish-like soothing décor, from the gorgeous earth ware plates to the restrooms (yes, they matter in a restaurant, and at Vinland I could stay there indefinitely to read and re-read the beautiful poem written on the wall, wash my hands again and again just to dry them with the individual hand towels scented with a subtle blend of herbs), from the wild flowers in the small vases to the flickering votives I knew I couldn’t wait to come back. Again.
    Because such a place leaves you transformed, wishing you never had to eat anything else, anywhere else again.
    Sounds exaggerated? It’s only due to the explosion of flavors, to the freshness of the produce and the perfectly cooked meat and fish, to the exquisite presentation, and to the loving purposeful care put in every plate.
    Some people cook and bake like gods and goddesses. Very few have a human plan behind their cooking. And only one in the entire world is doing that from a 100% local perspective.”

    — Evelyne’s husband.

  2. You posted photos of two of my favorite flowers. Thank you!

    Fred Vargas certainly comes from a creative family.

    • Thank you, Claire. I love all trees, bushes, and flowers. When they smell good it’s a great addition! Yes, Fred and her twin sisters are both artists. The author wrote that her sister is her double. They seem to have an extraordinary relationship.
      Thank you for following my alphabet adventure this month, Claire. We’re almost there and you did an amazing challenge.

  3. Interesting. Appalachia is VERY beautiful and inspiring.
    My mother loves jasmine.

  4. ah ! Ces deux là je les aime. J’ai commencé Fakirs, j’ai acheté Mille chevaux vapeur, mais il est tellement sympa, ce Varenne ! Dès que j’ai une place pour lui, je le chronique

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