A Month of French Authors/Un Mois d’Auteurs Français

Today for the letter F the French authors Dan Frank and Irene Frain

 

Dan Frank was born in Paris on October 17, 1952.

Three of his novels, including the first one “Les Calendes grecques,” have been praised by the press and by his readers and have received many literary awards.

But it is his series of novels “Les Aventures de Boro, reporter photographe,” written in collaboration with Jean Vautrin that will give Frank visibility and popularity. The eight volumes published between 1987 and 2009 depict the life of a young charismastic photo reporter named Boro during the tumultuous 1930s and then during WWII until the liberation of Europe. The artwork for the covers has been realized by Enki Bilal.

The series of comic books, still written by Dan Frank and Jean Vautrin, illustrated by Marc Weber  under Enki Bilal’s artistic direction has also been very well received in France.

Frank’s books have not been translated in English, but one of the quotes from his series with Boro is one of my beliefs too. So for once I will try to translate this quote as best as I can.

“Il faut être aimable avec la vie, sinon la vie se venge.”

“One must be kind with life, or life will strike back.”

 

Santa Cruz, California

Dan Frank est né à Paris le 17 octobre 1952. Après des études de sociologie à la Sorbonne il se met rapidement à écrire. Son premier roman “Les Calendes grecques” recoit le prix du premier roman en 1980. “La Separation” lui vaudra le Renaudot en 1991 et “Les enfants” le prix des romancières en 2003. Mais c’est la série de romans “Les Aventures de Boro, reporter photographe” écrite en collaboration avec Jean Vautrin qui le rend très populaire.

Les huit volumes publiés entre 1987 et 2009 relatent la vie tumultueuse du jeune et charismatique reporter photographe Boro dans l’Europe des années 1930 et pendant la deuxième guerre mondiale jusqu’à la libération.

La bande dessinée écrite par Dan Frank et Jean Vautrin et illustrée par Marc Weber sous la direction de Enki Bilal est aussi un petit chef d’oeuvre.

Extraits de “Les champs de bataille:”

“Le droit des uns ne peut nuire au droit des autres, l’intérêt des uns va toujours contre l’intérêt des autres.”

Extrait de “La séparation:”

“Naguère, dans la rue, elle lui donnait le bras. Désormais, elle marche parallèlement à lui, les mains dans les poches du manteau qu’il lui a offert. Il déteste ce manteau. A cause des poches.”

Extrait de “Les Aventures de Boro, reporter photographe: Les Noces de Guernica:”

“Il faut être aimable avec la vie, sinon la vie se venge.”

Extrait “Les Aventures de Boro, reporter photographe: Mademoiselle Chat:”

“A cet instant même, derrière l’une des fenêtres brillamment éclairées donnant sur le parc, la princesse Romana Covasna, authentique descendante de Michel le Brave, prince de Valachie, contemplait ses grands yeux verts dans sa psyché.

Voluptueuse et nue sous son déshabillé diaphane, elle lisait sa propre beauté dans leur éclat de velours et cherchait dans la perfection de ses paupières allongées une raison supplémentaire de s’aimer.

Retardant le moment de quitter son image, elle inclina l’ovale parfait de son beau visage, creusa ses joues d’une ombre mystérieuse, puis s’appliqua longuement à tracer sur ses lèvres si désirables un trait rouge, aigu et lumineux qui mettrait sa sensualité de fauve dangereux à la portée d’un baiser volé.”

Berkeley, California

Irène Frain was born in Brittany in 1950. She is one of the most renowned and prolific French female authors. Despite her modest origins (her father was a farm boy who later taught adults and her mother was a seamstress) Frain became a Latin professor at the Sorbonne after teaching high school French for years. Later she will work for major French magazines and then start writing historical fiction.

From her first novel Le Nabab, published in 1982 to Marie Curie Prend un Amant, published in 2016, Frain has constantly demonstrated her ability for impeccable research, due to her background in journalism and her writing skills due to her academic training.

Her most famous novels are Le Nabab (1982), Secret de famille (1989), Devi (1993), L’Homme fatal (1995), Les Naufragés de l’île Tromelin (2009). In 2013, she will publish Sorti de Rien her most personal book to this day, also my favorite.

The expression « sorti de rien » can be derogative in French and contrasts with the expression « coming from a good family. »

When Irène Frain is one day addressed as someone who “comes from nothing,” an ancestral anger fuels her urgency to return to her native Brittany to explore her father’s past. The result is a moving homage to the man who deliberately left his humble origins to climb the social ladder, without ever forgetting where he was coming from. This book is ultimately an homage to every human being who “comes from nothing” but fights for dignity until finding it.

We are many who “come from nothing.” We can leave the limits that our birth gave us without rejecting our origins. In Sorti de Rien Irène Frain offers us a fascinating portrait of her father, of Brittany, and of social classes. She also wrote a beautiful love letter to her father.

 

Sierra Foothills, Central California

Irène Frain n’a pas besoin d’être présentée, non ? Cependant si vous le souhaitez vous pouvez lire sa biographie et bibliographie sur son site et aussi sur celui de Babelio. Mon livre favori est “Sorti de rien,” publié en 2013, un hommage émouvant à son père, à la Bretagne, et à ses origines sociales modestes. Je le lis comme un hommage à tous ceux et celles qui s’élèvent au-delà des origines de leur naissance sans les renier ni les oublier. Ce livre est pour moi un livre sur la dignité humaine.

Extrait de “La forêt des 29:”

“Recommençons, comme avant, à nous mettre à l’écoute du ciel, des animaux, des nuages, des arbres, des insectes, des serpents, des fleurs, des plantes. Et puisque la vie et l’eau sont les seules vérités qui tiennent, occupons nous de la vie et de l’eau.”

Extrait de “Sorti de rien:”

“- années 1920 –

Depuis qu’il va à l’école, il est régulièrement assailli par l’angoisse du rejet. Ça a commencé dès la petite classe ici même, dans le périmètre sacro-saint de l’école : un matin, au beau milieu d’une phrase en français, il a lâché, sans même s’en rendre compte, trois ou quatre mots de breton. Le maître a fondu sur lui puis l’a affublé d’un sautoir auquel pendait une queue de vache.

« A toi le symbole ! »

Pas besoin de se creuser la tête pour comprendre de quelle infamie le symbole est la marque : la vie à ras de la terre et des pierres qui fut celle de ses aïeux. Puis le maître lui apprend qu’il ne pourra s’en défaire qu’en dénonçant un camarade qui, comme lui, aura laissé échapper un mot de la « langue des arriérés ».”

Extrait de “Les naufragés de l’île Tromelin:”

“Dès les premières secousses, pourtant, ils ont bien dû crier, eux aussi, ces cent soixante hommes, femmes et enfants. Supplier, hurler comme les matelots, à s’en déchirer les poumons. Et sûrement encore plus fort: sous les panneaux cloués, ils n’ont pas la moindre idée de ce qui arrive au bateau.”

 

Garden of roses in Angers, France

 

See you tomorrow with letter G!

A demain pour la lettre G!

Thank you for reading!

Merci de nous lire!

Good luck if you participate to the A to Z Challenge!

Bonne chance si vous participez au Challenge de A à Z!

 

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