From Maine to You

 

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Over the last months, many countries, including my native France, have been the target of particularly cruel violence. Whether the acts of radicalized Muslims blinded by the agenda of ISIS/Daech or unstable men, this violence triggers legitimate fear and more hatred. I’ve stopped reading about them, focusing instead on the simple joys of summer, especially short and hence precious here in Maine.

Before summer officially started, I was finished with the revisions I intended to complete on my new Young Adult novel. I have now started the long process of submission. Please, please, can you keep your fingers or whatever you want, crossed for me?

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While waiting for feedback, I’ve started a new story while another simmers at the edge of my mind. For the longest time, I rarely shared that I had too many stories on the stove. I thought it was the proof of an unfocused mind. Until I read that most writers had always several manuscripts on the back burner, too. Many of them renowned authors. But. They also know when to bring one of their simmering stews to the front burner. I’m undecided. Both of my new work-in-progress manuscripts are Middle Grade stories. Both are dealing with contemporary issues linked to economical and social inequality. While I’m covering pages with words and scenes, watching the lake already tipping into August, I leave you with a few photos from my July in Maine.

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Bear with me when I don’t comment on your blogs. I still think of you and wish you well. It’s just that my mind is churning ideas and trying to sort them.

Wherever you are, fill your days to the brim with the precious days of summer.

 

P.S. In my new YA novel tentatively called All the Mountains We Can Climb, there is food. A café. And three restaurants. And many meals around (or not) tables.

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This is our front lake family table in Maine. The table is my son’s age. We bought it so it could fit four children and their parents. I found a tablecloth with fish and I got the small water can at a school event. I love this table. As I love any table where so much happens besides eating.

Merci, Thanksgiving

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A l’approche de Thanksgiving (affectueusement aussi appelé Turkey Day), les américains ne parlent que de cuisine et de diners. Début Novembre on voit apparaître des pommes de terre de toutes formes, couleurs et espèces, idem pour les courges, et les légumes verts. Noix de pécan et cranberries se poussent du coude dans les grands bacs à l’entrée des magasins. En fait, pendant les quelques jours qui précédent Thanksgiving le rayon fruits et légumes est pour une fois plus fréquenté que le rayon chips et sodas. On voit même des haricots verts, en français dans le texte.

 

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Le weekend de Thanksgiving aux States c’est un weekend rouge de départ en vacances en France. Et on n’a pas bison futé.
Les fêtes de fin d’année en comparaison? Piece of cake (les doigts dans le nez) et c’est normal puisque beaucoup d’américains ne fêtent pas Noël.
Alors que Thanksgiving qui n’a aucune connotation religieuse et commerciale, puisqu’on n’échange pas de cadeaux ce jour là, seulement de la gratitude pour la vie, est célébré à travers tout le pays.

Une fois par an tout le monde mange presque à la même heure, presque les mêmes plats. Je schématise un peu. Chaque famille a ses traditions et ses plats favoris. Mais il reste qu’un diner typique est composé d’une dinde rôtie et farcie, de légumes verts, de purées variées (pommes de terre, patates douces, navets, brocolis), de gelées de cranberries, de tartes au potiron, aux pommes, aux noix de pécan.

Après toutes ces années aux US, ma famille cuisine davantage à l’américaine qu’à la française, mais comme je suis très desserts je reste toujours un peu sur ma faim. Ironie à part, les desserts américains sont pour moi encore un peu trop gros et un peu trop sucrés, surtout après un repas.
Mais pour Thanksgiving je me laisse aller et je fais toujours un dessert nouveau pour cette occasion.

Cette année j’hésite encore entre le Chocolate-Pumpkin Marble Cake (version décadente de notre bon vieux gâteau marbré français), les Pear Cranberry Crips (servis en petits ramequins individuels) et leur Ginger Crème Anglaise (je suis accro au gingembre depuis que je l’ai découvert dans le Chinatown parisien du début des années 80). A moins que je ne craque pour le Cranberry Pumpkin Upside-Down Cake, adaptation libre de notre Tarte Tatin.

A Paris, je raffolais des cheesecakes de Joe Allen aux Halles. Je m’en suis un peu fatiguée, maintenant qu’ils figurent sur le menu de n’importe quel restaurant américain. Sauf de leur version au thé vert qui est plus légère et plus contemporaine. Le Bavarian Apple Cheesecake (c’est bon pour la santé puisqu’il y a des pommes) est un standard chez moi. Au menu figurera, c’est sûr, mon Orange Ribbon Cheesecake qui a fait ses preuves au cours de toutes sortes de diners. Vraiment beau et super bon aussi.

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Mon cœur oscille un peu plus vers la France ces derniers temps, et je suis tombée sur une recette de Tarte aux Poires et Mascarpone qui me met l’eau à la bouche et qui serait sans doute parfaite. Un Thanksgiving avec un je ne sais quoi de français, me parait proche du repas idéal.

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J’ai un côté un peu brouillon et au fil des années j’ai amassé des dizaines de recettes que je garde dans de vieilles chemises en bristol. Au départ c’était du provisoire. Mais vous savez ce que l’on dit du provisoire…
Alors quand je me perds dans toutes ces recettes, un peu passées par le temps, mal classées par manque de temps, la petite madeleine de notre ami Proust ne tarde pas à se montrer.
Ce soir j’ai retrouvé une page arrachée dans un numéro spécial Thanksgiving du magazine Parents du milieu des années 90. Je sais pourquoi j’ai craqué. Je craque encore.

Ce gâteau super adorable côté déco et super facile à réaliser côté pâtisserie a toujours eu un succès fou auprès de mes enfants et de tous les enfants en général.
Je suis tentée…

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Sans doute parce que ce bond en arrière me donne l’illusion d’un passé doux et paisible. Parfait. Comme sans doute beaucoup de gens en France pensent à la période pré-attentats avec une envie terrible de la revivre. Mieux. Plus à fond. Plus conscients.

La violence qui est tombée sur Paris le 13 novembre ne peut que me rappeler le 11 septembre 2001 aux Etats Unis. Deux mois plus tard, ce diner annuel de Thanksgiving qui symbolise famille et partage était empreint de chagrin et d’inquiétude aussi. Nous savions tous que quelque chose avait irrémédiablement changé. Et dans ma famille nous avons davantage réalisé la fragilité de la vie et l’importance de la vivre avec amour.

Amour des siens, de nos amis et des autres. Mais aussi de la vie en général.

Quand jeudi, le jour de Thanksgiving, je lèverai mon verre à la santé de ma famille, je le lèverai aussi à mon pays natal que je remercie souvent silencieusement pour m’avoir appris à partager autour d’une table bien plus que de la nourriture. Ces petits moments qui la rendent belle, lui donnent un sens, et repoussent la violence et la haine. L’essence même de la vie.
Happy Thanksgiving que vous le fêtiez, ici ou ailleurs.

 

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P.S. Si vous voulez en savoir un peu plus sur ce qui se passe sur les tables américaines le jour de Thanksgiving

Bibliothèque de Plage

I’ve written more than once about librairies and how I love them and how important they are in my life, regardless of their location.

A few weeks ago, I had lunch with my family in Courseulles-sur-Mer, between Caen and Bayeux, also known as Juno Beach.

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It is a beach where I took long walks when I was a student at the university in Caen. That day, although the weather couldn’t have been more perfect, I only strolled along the boardwalk, leaving the sandy beach to the first tourists of the season.

When I asked my sister about a small wooden structure that stood on the beach, she told me that it was a bibliothèque de plage.

“It works like a library,” she explained. “You pick a book you like and return it when you leave the beach.”

“What if someone doesn’t return the book?” my daughter asked.

“You don’t need a library card but you leave a deposit,” my sister said. “It matches the cost of the book. You get your money back when you return the book.”

Today I read about another bibliothèque de plagelocated in Istres, a town located in the south of France, less than an hour from Marseille.

I find these beach libraries very cool and wish that my favorite beaches in the US offered the same service. But it looks like a French idea.

Anyway, it is raining in Maine and a brick and mortar library sounds more appealing.

At least for today.

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