L’Appel de la Route

Une dernière célébration de fin d’année dans un lycée voisin. La fille d’une de mes amies termine sa scolarité et je suis allée la féliciter.

Les températures jusqu’à présent ont été très agréables dans mon coin de Californie. Il faut dire que 30 degrés Celsius ne m’affolent plus. Mais une vague de chaleur est attendue pour ce week-end et tout le monde se réjouissait de pouvoir être dehors à 9 heures du soir sous une brise légère.

Dans les collines au pied de la montagne, le décor ne pouvait être plus parfait pour souhaiter bonne chance aux élèves qui s’embarquent pour une nouvelle étape de leur vie.

Ce lycée est petit – un peu moins de 80 garçons et filles étaient à l’honneur. Les lycées américains tout comme les collèges et les universités ont une mascotte, liée à leurs équipes sportives. Celle du lycée d’hier soir est le mustang.

Et comme rien n’arrête jamais un américain et encore moins un californien, les élèves sont arrivés, deux par deux, conduits par un chauffeur au volant d’une Mustang décapotable.

40 voitures de toutes les couleurs roulant l’une derrière l’autre sur une pelouse fraichement coupée avant de déposer aux pieds du tapis rouge les garçons et les filles revêtus de leurs robes et chapeaux aux couleurs de leur lycée c’est un spectacle presqu’irréel.

Dans l’assistance – parents, grands-parents, famille et amis – il y avait des Stetson et des Wranglers, des petits frères un peu guindés dans leurs costumes cravates, des mamans en robes légères, des copains en jeans et T-shirts et des papas en shorts et chemises blanches.

Les discours, musique et chansons jouées et interprétées par les élèves se sont succédés pendant deux heures.

La nuit était tombée – il fait nuit noire avant 21h en Californie – et tout le monde a rejoint sa voiture après la remise des diplômes, des bouquets de fleurs et des lancers de ballons dans le grand ciel étoilé.

J’ai marché jusqu’à ma voiture, résistant à l’envie folle de rouler de longues heures à la rencontre des montagnes qui semblaient m’ouvrir les bras dans la nuit bleutée.

L’appel de la route est toujours très fort pour moi aux Etats Unis. L’espace est si grand là où je vis que la tentation de partir plus loin est irrésistible.

La citation de Theodor Seuss Geisel, mieux connu sous le nom de Dr. Seuss, ne me quittait pas. Elle avait été affichée sur un écran géant par le lycée, en guise de message de clôture.

“You have brains in your head. You have feet in your shoes. You can steer yourself any direction you choose. You’re on your own. And you know what you know. And YOU are the one who’ll decide where to go…”

Oh, the Places You’ll Go ! est un super livre à offrir à un garçon ou une fille qui entame un nouveau chapitre de sa vie. Que ce soit pour marquer la fin de l’école élémentaire ou le lycée, voire l’université, le message marche toujours.

Quant à moi, des tas d’idées de voyage et d’aventure gambadaient dans ma tête et des fourmis démangeaient mes pieds.

J’ai glissé un CD – le dernier album d’Alex Beaupain que j’adore – dans mon auto radio et je suis tout de même  rentrée chez moi.

ohtheplaces

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