Winter formal Minus Conventionalism

Immigrant parents, more than any other parents, learn almost everything from their children. Talk of embarrassment for the kids!

I should be, by now, well trained in the fields of school rituals – very, very different from the French rituals, which are by essence inexistent at school – but you see, so far, I have learned from my daughters.

Now I am going through the same rituals with my son.

In this aspect, I wish we all had boys.

Boys are so much cooler when it comes to Winter Formals. It doesn’t mean they don’t know what they like and want.

My son was peculiar with the jacket he wanted, but settled for a less expensive one and said no to a shirt he liked when he saw the tag price and realized he wasn’t finished growing at all  – his generation has understood the 2008 financial crisis!

This morning, I freaked out when I remembered that I never asked him about his tie or pocket square – my son taught me the appropriate name this morning.

“Don’t worry,” he said, slurping his bowl of Cheerios. “I have enough ties.”

“But doesn’t it need to match the girl you are taking to the dance?”

“That would be my date.” Another slurp of cereal. “Don’t worry. Her dress is black and her shoes blue. I can go both ways. Anyway, we aren’t very formal.”

“Okay, then.” I sipped my coffee. “What about pictures?”

“Oh, you can drop me and take pictures. That would be totally fine.” He stood up, taller than my 5’7’’ since August. “You can even stay for dinner.”

I swallowed my coffee the wrong way. His sisters made complicated plans to make sure neither Dad nor Mom would be in the vicinity.

“Also, remember,” my son said. “We have dinner at my friend’s grandmother’s home.”

“What friend?” I’m lost in the number of people who are friends, now that Facebook has made all of us friends.

“Don’t worry. She’s a friend.”

I figured that my son has seen me worry a lot: his favorite, or at least most frequent line, is “Don’t worry.”

“Oh, I don’t worry,” I say.

“My friend figured that dinner at her grandmother’s would be cheaper than any restaurant in town.” I’m telling you, these kids got the message right: they are the savers their parents weren’t.

“After dinner, her grandmother and her mother will drive us to the dance, so you only have to pick me up afterwards.” He smiled. “You and Dad can go on a date.”

How thoughtful!

“So,” I said to end the conversation on a perfect note. “Do you want me to iron your shirt and your pants?”

“That would be cool, but we’ve got plenty of time.”

His sisters were already soaking in a bubble bath at 10:00 a.m. on Winter Formal day.

“Don’t worry,” my son added as he trudged to his room. “The girls have thought of everything.”

And I really stopped worrying.

My son was right. The girls who are his best friends are not only on the honor roll but also great organizers and deciders.

It doesn’t freak out my son  at all. I know he has an advantage. Because he has three sisters, he is non judgmental. But his male friends are the same.

Even when they go to Winter Formal, they aren’t conventional anymore.

To the writers out there who are working on a contemporary Winter Formal scene involving a boy character, feel free to borrow anything from above.

 

 

 

Winter Formal Pas si Formel

En avril dernier, j’écrivais à propos de la prom de ma fille, cet événement lycéen que seuls des américains auraient pu inventer.

Maintenant que mes trois filles sont passées par la prom et sont maintenant à l’université, je souffle.

Mais ce soir, c’est le tour de mon fils de se rendre à un autre évènement tout aussi intéressant, même s’il est moins grandiose pour deux raisons.

Winter Formal est une dance précédée d’un diner où les lycéens de toutes les classes confondues peuvent se rendre. La prom n’est ouverte qu’aux élèves de dernière et avant- dernière année de lycée (junior et senior) à moins qu’un senior invite un élève plus jeune qui dans ce cas est autorisé à aller à la prom.

Winter Formal comme son nom l’indique est une dance qui a lieu en hiver. Il faut bien couper l’année scolaire avec un évènement fun !

« J’ai besoin d’un costume, » mon fils m’annonce il y a une semaine.

C’est exact, il a dépassé mon 1,70 depuis l’été.

Faire du shopping avec les filles c’est à la fois amusant et épuisant. Trouver une petite robe, puis des chaussures, voire un petit sac, et un petit accessoire du genre boucles d’oreilles ou bracelet peut prendre des semaines de recherche. Si vous avez des filles, vous savez que « petit » veut en fait dire « cher ». La petite robe noire est plus chère que la grosse doudoune d’hiver. On sait toutes cela.

Mais pour les garçons, c’est faux. Plus c’est grand plus c’est cher.

Un costume pour un petit garçon c’est nettement plus raisonnable qu’un costume pour un ado, qui s’habille chez les hommes.

Mais mon fils est, comme la plupart des garçons et des hommes, moins exigeants dans le département mode que les filles et l’affaire costume est rondement menée, en un temps record et avec un prix défiant toute concurrence.

« Mais, » lui ai-je dit ce matin, me rappelant avec panique d’un détail. « De quelle couleur est la robe de ta copine ? »

La tradition veut en effet que la cravate ou le petit foulard glissé dans la poche de poitrine de la veste du garçon s’accorde avec la couleur de la robe de la fille qui l’accompagne à la dance.

« Sa robe est noire et ses chaussures sont bleues, » mon fils m’explique en avalant son bol de céréales, en pyjama, les cheveux ébouriffés.

Il n’est après tout que 10 h du matin un samedi.

Ses sœurs trempaient déjà dans un bain moussant à cette heure là le jour du Winter Formal.

Parfois, j’aurais aimé avoir quatre garçons !

« As-tu une cravate bleue ? »

Mon fils lève mollement les yeux au-dessus de son bol. « Papa en a une. »

Exact, et Papa accepte de prêter sa cravate si nécessaire. Les filles ne me demandaient pas toujours mon avis pour piocher dans mes tiroirs et ma penderie. Remarquez, maintenant qu’elles sont loin, cela m’énerve de voir mes affaires bien rangées.

« Donc, » dis-je à mon fils. « Tu mettras une cravate bleue ? »
« Peut-être, » dit-il.

« Peut-être ? »

« Tu sais, on s’en moque un peu de la couleur, on n’est pas très formels. »

Il me rappelle qu’une autre copine de la bande a organisé le diner du soir chez sa grand-mère au lieu d’aller au restaurant – ces ados deviennent raisonnables depuis la crise de 2008– et que la mère de la même copine propose de conduire les ados à la dance. La grand-mère aussi d’ailleurs.

J’écoute mon fils et je me dis que les choses vont dans le bon sens.

Mon fils de seize ans est tout à fait d’accord d’aller diner chez la grand-mère d’une copine en compagnie de ses dix autres copains et d’être conduit à la dance par la même grand-mère et la maman de la copine qui a tout arrangé.

Le monde entre les mains des femmes tourne bien.

Mon fils avec trois sœurs ainées et une maman qui passe beaucoup de temps avec lui a un avantage sur d’autres garçons : il n’a aucun préjugé sur les filles et les femmes.

Mais j’aime à penser que le mouvement est plus large et que la majorité des ados garçons de sa génération pensent comme lui et laissent tomber les schémas classiques garçon/fille sans aucune crainte et peur du ridicule.

Je trouve cela super et suis convaincue que l’égalité entre les sexes, ils la vivent au quotidien et pour de vrai.

Même quand ils vont au Winter Formal.

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