Automne Californien

Les décorations et costumes d’Halloween sont apparus depuis que la rentrée scolaire est faite – mi-aout pour la plupart des contés a travers la Californie – mais personnellement l’envie de l’automne et des ses célébrations n’arrive qu’avec des températures en dessous de 30 degrés Celsius.

Après quelques jours de canicule, synonymes de la version californienne de l’été indien, un début d’automne s’annonce timidement. Pour célébrer ce changement précurseur – nous l’espérons tous ici – de la saison des pluies, je me suis offert une randonnée en montagne.

Après Labor Day week-end – le premier week-end de septembre – Yosemite National Park retrouve la paix et le silence qui le rendent si extraordinaire. Le parc est divisé en deux pour ceux et celles qui aiment l’explorer : la vallée, la majorité des visiteurs s’y rendent pour admirer les cascades qui font la réputation de Yosemite, et le « back country » ou « high country » pour les amoureux des sentiers moins battus.

Mis à part Vernal et Nevada, les cascades de Yosemite sont saisonnières et après l’hiver très sec que nous avons eu l’an dernier, elles sont taries. Pour les remplacer, restent les lacs qui ne sont pas saisonniers.
Ostrander Lake est l’un d’entre eux. Ses trois avantages restent sa proximité de l’entrée sud du parc – qui est la plus proche de chez moi – son niveau de difficulté relativement facile et sa distance très modérée par rapport à la majorité des randonnées dans Yosemite.
Le sentier qui mène au lac est de 6 miles soit presque 10 kilomètres. Mais les 20 kilomètres aller-retour traversent un terrain varié ce qui est rend l’escalade intéressante. Les premiers quatre kilomètres se font à travers un paysage forestier que j’imagine superbe après la saison des pluies et la fonte des neiges. La flore dans Yosemite est spectaculaire au printemps. Le terrain devient plus escarpé vers la fin de la randonnée, mais cela reste une randonnée accessible à n’importe quel marcheur décent. On monte doucement en altitude et c’est nettement plus agréable que le début de Half Dome, par exemple.
Et puis, le lac se découvre soudainement, alors que rien ne l’annonce et c’est indiscutablement un moment de réel bonheur.
Des mots clichés viennent à l’esprit : lové dans un écrin de pierres et de sapins. Mais c’est exactement comme cela que le lac apparaît.
L’hiver, l’accès se fait en ski de fond et un refuge permet, avec réservation, de passer la nuit.
Cela fait rêver mais depuis mon accident de ski d’il ya deux ans, je préfère le plancher des vaches.
Hier il n’y avait personne sur le chemin et seulement trois femmes qui déjeunaient les pieds dans l’eau.
C’est dans ces moments là que je réalise l’immensité des Etats Unis. Tout comme lors de mes voyages estivaux d’ouest en est et vice et versa, ce pays ne cesse de me donner le vertige.
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