Hurricane Sandy

My thoughts are on the East Coast where so many are living through devastating hurricane Sandy.

It is difficult to feel the pain, here in California, where we are living an exceptionally gorgeous fall season.

But I spent five years in Massachusetts and lived through the historical ice storm of 1998, which cut electricity in my street for four days.

Today, I am grateful for the roof I have above my head, the warmth of the sun on my skin, the electricity that allows me to write on this computer, the hot water for my shower,  the light in my kitchen and the working oven when I will cook dinner tonight.

From the bottom of my heart, I send my warmest wishes of hope and safety to the residents who have lost someone, a home and many belongings, are cold, frightened, and in the dark.

Sandy

En Californie le temps est d’une douceur exquise et nous sommes encore en shorts, T-shirts et pieds nus, ce qui n’empêche personne d’oublier que des millions de nos compatriotes ont vécu l’ouragan Sandy. Certains ont perdu un être cher, des centaines sont hébergés dans des abris temporaires, quatre-vingt maisons sont détruites par des incendies dans le Queens, et des millions de gens sont privés d’électricité.

Mes pensées, comme celles de la plupart des américains, sont tournées vers les hommes, femmes et enfants qui vivent les conséquences de cette catastrophe naturelle.

Vivre au 21e siècle c’est reconnaître que le réchauffement de la planète est réel et que cette terre que nous aimons tant souffre et change.

Vivre aux USA, c’est reconnaitre qu’aucun état n’est jamais à l’abri des inondations, de la sècheresse, des incendies, des tremblements de terre, des tempêtes de neige, des vagues de chaleur ou de froid intense,  et des ouragans.

Je n’ai senti que de faibles tremblements de terre pendant mes dix sept ans de vie en Californie, arrivée un an après le dernier important en 1989.

Dans le Massachusetts et le Maine, les tempêtes de neige et le froid intense de l’hiver 1996 et 1998 ont privé d’électricité des régions entières. Le cul-de-sac paisible où ma famille vivait à Andover dans le Massachusetts n’a pas eu de courant pendant quatre jours après une tempête de neige et de froid si intenses que tous les fils électriques sont tombés sous le poids de la glace. L’expérience m’aura suffit pour comprendre que la nature est plus forte que l’infrastructure humaine et que l’isolement est rapide et difficile après seulement quelques jours.

Mes filles étaient de très jeunes enfants et mon fils un bébé. Sans chauffage, sans eau chaude – parfois sans eau du tout quand les puits sont alimentés par l’électricité – sans lumière, et sans aucun appareil ménager, les jours et les nuits semblent longs. Je n’ai jamais été aussi contente de voir les camions des compagnies électriques sillonner nos rues et finalement restaurer le courant.

Demain des milliers d’enfants américains se prépareront pour fêter Halloween mais les écoles sur une majorité de la cote Est resteront fermées et les rues inondées et entravées par les débris ne permettront pas le trick or treat annuel.

Les deux candidats à la présidence ont interrompu leurs campagnes. L’élection est dans une semaine jour pour jour, mais en ce début de semaine, le passage dévastateur de Sandy a remplacé la frénésie de la campagne électorale et de nouveau les américains montrent le meilleur d’eux-mêmes en aidant ceux et celles en difficulté et en priant pour leur sécurité.

Book Signing

I will officially introduce my new book Trapped in Paris at Petunia’s Place on November 24 from 11:00 am to 2:00 pm.

Margarita Engle, Doug Hansen, Linda Kroll, Dorina Lazo Gilmore, and Joan Schoettler, all local authors will also sign their books that day.

We write in the solitude of our room or wherever we write, but never lonely, and I am looking forward to being in the company of people who share the love of words and stories.

November 24 is also Small Business Day so I hope it will be a fruitful day for Petunia’s Place.

Thanksgiving is my favorite American holiday and I feel even more grateful this year.

24 Novembre

Ce sera le 24 novembre de 11 heures à 14 heures qu’en compagnie de quatre autres auteurs de littérature pour enfants je présenterai Trapped in Paris chez Petunia’s Place, librairie de livres pour enfants et adolescents.

Samedi 24 novembre c’est aussi Small Business Day aux US, une journée pour promouvoir, comme son nom l’indique, les petits magasins indépendants. Un évènement pour contrebalancer Black Friday qui, le lendemain de Thanksgiving, ouvre officiellement la saison des fêtes de fin d’année.

J’avoue que malgré mon enthousiasme pour toutes les célébrations américaines, je ne suis pas très emballée par Black Friday. Me lever aux aurores pour une randonnée en montagne j’adore, mais aller au mall à partir de minuit et faire la queue pour un T-shirt ou une paire de bottes ?

Je me réjouis à l’idée de faire mieux connaître mon livre et suis seulement désolée que ma famille et amis qui vivent en France ne puissent pas être en Californie avec moi.

Trapped in Paris en Librairie

Un tremblement de terre en Californie Centrale dans la nuit de samedi à dimanche suivi de la première pluie de la saison.

Je n’ai pas senti le tremblement de terre mais les news, mon mari et beaucoup de résidents l’ont confirmé.

Par contre je suis sortie sous la pluie. Les premières gouttes sur l’herbe sèche ont une odeur si particulière ! Elles me rappellent mon enfance normande quand, avec mes cousines, nous aidions mon oncle à rentrer le foin avant un orage estival.

La pluie arrive rarement avant la fin du mois d’octobre en Californie et les températures ne commencent à descendre de façon significative qu’à partir d’Halloween.

Donc cette pluie matinale est de bon augure, et en vraie Californienne, je l’accueille avec gratitude.

Mes plantes aussi, d’ailleurs. J’ai poussé mes pots de fleurs hors du porche qui entourent ma maison et si tout va bien, je pourrai espacer l’arrosage pour quelques mois.

En altitude on annonce de la neige. Dommage pour les randonnées au-delà de 1500 mètres. Mais c’est le moment de redécouvrir les chemins de la vallée qui, très vite, vont de nouveau verdoyer.

En attendant, c’est un temps idéal pour rester à l’intérieur, ce que les Californiens apprécient à l’arrivée de l’automne.

Je suis contente d’annoncer que ma librairie locale organise une présentation de mon roman Trapped in Paris avec séance de signature.

Ce sera un évènement conjoint avec trois autres auteurs pour enfants, prévu mi Novembre, au moment de Thanksgiving.

Comme on dit ici, « Perfect kick-off to the holiday season. »

Quant à moi, je trouve cette date symbolique puisque Thanksgiving est le jour où les américains expriment leur gratitude en famille et entre amis.

Plus de nouvelles très bientôt !

Trapped in Paris at Petunia’s Place

I came to this country with little knowledge of English and even less of the American culture. I quickly found out that I had perhaps arrived in the land of opportunity but more over in the land of do-it-yourself. It doesn’t come without risk to live without safety nets, the way I used to live in France.

Mistakes happen.

The biggest, in my humble opinion, is to be afraid to try.

Since I have indeed landed in the do-it-yourself territory, I am now embracing the rocky and yet exciting journey of introducing my novel Trapped in Paris to my readers.

It is a daunting task! When I talk with my published friends, they share the same words: “I preferred writing the story than marketing it!”

Most of the writers I’ve met would rather trade a day of promoting for a day of writing.

It would be, however, useless to pretend that writing alone is enough. So, armed with hope and determination, I have started the post publication journey.

And I am happy to announce that Trapped in Paris is now available at Petunia’s Place, my local independent children and young adult’s bookstore.

A book signing is planned in the month of November. It will be a joint event for four local children’s writers.

More to be announced soon!

Des Emotions, S’il Vous Plait

Il y a quatre ans, l’Amérique s’enflammait pour un jeune candidat à la présidence américaine et pour la première fois depuis longtemps, les appartenances politiques, les origines ethniques et géographiques, et les differences socio-économiques, s’effaçaient devant l’espoir et le changement promis. Pour tous.

Où en sommes nous aujourd’hui ?

Un pays scindé en deux, déchiré par un taux de chômage galopant, par une hausse des prix et une baisse du pouvoir d’achat, et surtout divisé délibérèment par une campagne politique qui ne cesse de mettre de l’huile sur le feu, comme disait ma mère quand je cherchais à faire sortir ma sœur de ses gonds par n’importe quel moyen.

Si la campagne présidentielle 2012 était un livre, ce ne serait pas un best-seller.

Si elle était un film, pas davantage un blockbuster.

Un bon livre et un bon film ouvrent le cœur et l’esprit, donnent envie d’autre chose, font rêver, changent notre vision du monde et – quand ils sont très bons – nous rendent meilleurs.

Où sont passés la compassion, l’espoir, l’envie d’un monde plus beau ? Des émotions, s’il vous plait.

A leur place on a une guerre – une de plus – où les adversaires s’envoient à la figure des messages télévisés à plusieurs millions de dollars. Messages remplis d’arrogance, de dédain, de mensonges. Une guerre entre des idées qui, de façon étrange se ressemblent parfois tellement que l’on ne sait plus très bien qui a dit quoi. Une guerre qui ne rallie pas les Américains mais les divisent alors que nous devrions être plus que jamais unis.

La dernière guerre est celle de la conquête de l’électorat féminin. Nous, les femmes, n’avons jamais été aussi importantes que dans cette élection. Cela devrait nous mettre du baume au cœur. Il n’en est rien car seules certaines catégories de femmes sont jugées réellement importantes: les femmes qui élèvent leur (s) enfants seules, les femmes de couleur et les femmes appartenant aux communautés LGBT.

Revenant à ma mère, le jour du second débat présidentiel, elle m’a confié, « Moi, j’aime Obama ! »

Moi aussi. Avant qu’il ne préfère séparer à unir.

Le Retour du Coucou Terrestre de Californie

Ici on l’appelle tout simplement « roadrunner ».

Dans les collines de la Sierra Nevada, la faune et flore sont exceptionnelles. Les oiseaux sont particulièrement à l’aise dans mon jardin qui entoure ma maison.

Mais nous n’avions encore jamais vu de roadrunner.

Il y a quelques semaines, mon fils a aperçu le premier cet oiseau étonnant à plusieurs mètres de la maison. Le lendemain mon mari l’a aperçu de nouveau sur notre porche derrière la cuisine. Une amie m’a dit avoir vu également son roadrunner sur sa pelouse. Un copain de son fils en a surpris un autre prendre un bain dans une piscine locale.

Et puis il y a deux jours mon mari a pu prendre en photo cet oiseau qui préfère courir à voler.

Il doit son nom à sa réputation de courir sur les routes devant les voitures avant de disparaître dans les fourrés.

Il est beau, n’est-ce pas ? Je pense que c’est un petit car les autres que nous avons vus étaient beaucoup plus grands.

J’espère qu’il reviendra ou mieux encore qu’il a fait son nid dans les bruyères où sont installées les cailles.

Between Shades of Gray

Since my novel Trapped in Paris is out, I am more than ever paying attention to the way I choose a book.

If not guided by Amazon’s suggestions based on my previous purchases and browsing, I like to wander in a bookstore without knowing what I’m looking for.

My last purchase has been based on the title, the cover and the back cover.

Between Shades of Gray has nothing to do with Fifty Shades of Gray. It was published in the spring 2012 as a young adult novel. Although it could, and should be read by anyone.

The cover is a pale shade of gray with, on the front, a beautiful closed eyelid with eyelashes powdered with snow.

A pocket watch rests on a layer of snow on the back cover.

I love history and the three first words on the back cover hooked me: “Lithuania, June 1941”.

What happened in this little-known country right at the beginning of a war that would crush most of the world?

Was my purchase an impulse purchase?

I wanted a new book. Hundreds surrounded me. The successful combo of the title, the cover and the topic won my heart.

I read the book in a couple of days. I would have finished it sooner if I hadn’t been busy with my own book.

Ruta Sepethys wrote the heartbreaking story of the nations of Lithuania, Latvia, and Estonia that vanished from maps in 1941 and only reappeared after the fall of the Berlin Wall in 1990.

We all know about the atrocities committed by the Nazis against the Jews, the Gypsies and so many more ethnic groups. But few of us know that 20 millions people died under Stalin’s regime.

My son last year chose to do a school report of the Gulag. He was surprised that people barely knew about it.

The reason is the silence that for decades surrounded the survivors. In fear for their own lives if they had told about their forced captivity, regardless of their country of origin, they had to bury their suffering and kept their memories tightly locked.

The silence is broken with Between Shades of Gray.

Automne Californien

Les décorations et costumes d’Halloween sont apparus depuis que la rentrée scolaire est faite – mi-aout pour la plupart des contés a travers la Californie – mais personnellement l’envie de l’automne et des ses célébrations n’arrive qu’avec des températures en dessous de 30 degrés Celsius.

Après quelques jours de canicule, synonymes de la version californienne de l’été indien, un début d’automne s’annonce timidement. Pour célébrer ce changement précurseur – nous l’espérons tous ici – de la saison des pluies, je me suis offert une randonnée en montagne.

Après Labor Day week-end – le premier week-end de septembre – Yosemite National Park retrouve la paix et le silence qui le rendent si extraordinaire. Le parc est divisé en deux pour ceux et celles qui aiment l’explorer : la vallée, la majorité des visiteurs s’y rendent pour admirer les cascades qui font la réputation de Yosemite, et le « back country » ou « high country » pour les amoureux des sentiers moins battus.

Mis à part Vernal et Nevada, les cascades de Yosemite sont saisonnières et après l’hiver très sec que nous avons eu l’an dernier, elles sont taries. Pour les remplacer, restent les lacs qui ne sont pas saisonniers.
Ostrander Lake est l’un d’entre eux. Ses trois avantages restent sa proximité de l’entrée sud du parc – qui est la plus proche de chez moi – son niveau de difficulté relativement facile et sa distance très modérée par rapport à la majorité des randonnées dans Yosemite.
Le sentier qui mène au lac est de 6 miles soit presque 10 kilomètres. Mais les 20 kilomètres aller-retour traversent un terrain varié ce qui est rend l’escalade intéressante. Les premiers quatre kilomètres se font à travers un paysage forestier que j’imagine superbe après la saison des pluies et la fonte des neiges. La flore dans Yosemite est spectaculaire au printemps. Le terrain devient plus escarpé vers la fin de la randonnée, mais cela reste une randonnée accessible à n’importe quel marcheur décent. On monte doucement en altitude et c’est nettement plus agréable que le début de Half Dome, par exemple.
Et puis, le lac se découvre soudainement, alors que rien ne l’annonce et c’est indiscutablement un moment de réel bonheur.
Des mots clichés viennent à l’esprit : lové dans un écrin de pierres et de sapins. Mais c’est exactement comme cela que le lac apparaît.
L’hiver, l’accès se fait en ski de fond et un refuge permet, avec réservation, de passer la nuit.
Cela fait rêver mais depuis mon accident de ski d’il ya deux ans, je préfère le plancher des vaches.
Hier il n’y avait personne sur le chemin et seulement trois femmes qui déjeunaient les pieds dans l’eau.
C’est dans ces moments là que je réalise l’immensité des Etats Unis. Tout comme lors de mes voyages estivaux d’ouest en est et vice et versa, ce pays ne cesse de me donner le vertige.
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