Ça n’existe pas l’Amérique !

Ça n’existe pas l’Amérique ! 

C’est Henry Miller qui l’a dit.
Et le joli petit livre de Dominique Falkner dont le titre est le mêmem’a plu à cause de cela.
De son voyage de Chicago au Montana, l’auteur relate des faits anodins, des échanges de quelques mots qui sont pourtant de véritables conversations. Il rencontre des gens ordinaires et qui pourtant laissent une empreinte sur lui et sur le lecteur. Il décrit des paysages dignes de décor de films, et des scènes de vie qui donnent envie de rire et de pleurer.
C’est un livre court, vif et bien écrit que j’ai lu pendant que mon linge tournait dans trois machines au Lavomatic ce matin.
Peut-être parce que je quitte le Maine demain pour la Californie, beaucoup de ces ‘nuggets’ m’ont émues.
Comme Dominique Falkner, je ne prendrai pas l’avion mais ma voiture.
Mon itinéraire n’est pas le sien mais je sais déjà que je me demanderai une fois de plus – j’ai traversé les Etats-Unis de nombreuses fois – si je suis toujours dans le même pays.
J’aurai besoin des drapeaux qui flottent au-dessus des ponts, accrochés aux stations services et aux réverbères pour me souvenir que je suis chez moi, aux USA.
J’aurai besoin d’entendre des phrases anodines qui balisent les relations entre les gens – How are you ? Did you find everything all right ? Have a good one ! – pour être certaine d’être chez moi, aux USA.
Henry Miller a sans doute un peu raison. Et Dominique Falkner l’a perçu et l’a relaté avec finesse et émotion. 
L’Amérique est indéfinissable, vaste et diverse à en donner le vertige, et pourtant on ne peut la confondre avec aucun autre pays.
Comme je suis allée en France cet été et que me souvenirs sont frais, je me dis que peut-être la différence est que la France façonne les français alors que ce sont les Américains qui font l’Amérique.
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