Du Minitel à DSK

 Aux Etats Unis, la plus grande et belle nouvelle de ce début d’été, c’est la décision de la cour suprême de justice de ne pas considérer l’obligation (sous peine d’amende) à une couverture de santé pour chaque américain anti constitutionnelle.
Bravo, Justice Roberts pour votre vote courageux qui vous fait entrer dans l’histoire en même temps que cette décision humaine et indispensable aux américains.
Pour les français que j’ai rencontrés et qui ont applaudi M. Obama, je voudrais dire que Nancy Pelosi est aussi la raison pour ce changement. Sans elle et son travail de fonds, rien ne serait arrivé.
En France le même jour on cliquait 3615 code Fin. La rumeur dit que Steve Jobs aurait acquis un minitel et l’aurait décortiqué pour étudier de plus près cette merveille made in France. A Paris, un minitel trônait sur le bureau de mon mari. A coté du premier Macintosh. Quand je vous dis que les français et les américains ont beaucoup plus en commun qu’on ne le pense.
Aux Etats Unis je n’ai jamais croisé de personnalités politiques ou célébrités du monde des arts. Les people se cachent du commun des mortels.
A Paris, Jean Rochefort attend un taxi au coin du boulevard Montparnasse et Valérie Trierweiler assiste aux obsèques du député des Bouches du Rhône à l’église Saint Sulpice en compagnie des grands noms du parti socialiste français.
Et DSK boit un verre au Lutetia. Si si, je vous jure, c’est vrai. Pendant que la pluie tombait sur les toits argentés de Paris, et que je buvais un café, il était assis en face d’un homme sur lequel je n’ai pas pu mettre de nom, même si son visage me disait quelque chose.
Assis sur la banquette confortable, DSK semblait plutôt bien dans sa peau, un rien bronzé et souriant. Debout il s’est appuyé sur une cane pour quitter le salon de l’hôtel au passé sulfureux. Personne, à part deux copines qui buvaient un verre en parlant des soldes et deux franco américains qui n’en croyaient pas leurs yeux, ne l’a regardé.
Ah, le charme de la discrétion française. 
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