Las Vegas, l’Extraordinaire

Il n’y a pas sur terre une ville plus extraordinaire que Las Vegas. 
Extraordinaire par sa localisation géographique.
A mi chemin entre la Californie centrale et Salt Lake City, isolée au milieu du désert, sous un soleil de plomb pendant le long et brutal été qui caractérise cette partie de l’ouest américain, la ville est une oasis au cœur d’un paysage aride et rocailleux.
Extraordinaire par le but qu’elle s’est donnée : la démesure. 
Démesure des hôtels gigantesques, à la fois casinos, restaurants, centres commerciaux, salles de concerts et de spectacles.
Démesure par la diversité de ses visiteurs qui viennent de tous les états américains et des quatre coins du monde. Tous les niveaux socio économiques se poussent du coude à Vegas sans pour autant se heurter ni se rencontrer.
Tout à Las Vegas est là pour me faire déguerpir à toute vitesse. Et pourtant comme la majorité de ceux qui viennent pour voir si Sin City ressemble a cette démesure, je suis revenue. Pas une fois, mais cinq.
Ville incontournable si l’on veut se rendre dans l’Utah, le Colorado, ou l’Arizona, étape forcée quand je quitte la Californie chaque été et que je choisis la route du sud pour me rendre dans la Maine, Las Vegas reste un choc pour tous les sens.
Une ville qui pousse les limites imposées par sa géographie, qui se rit de la culture puritaine américaine et refuse l’existence des différences sociales.
Une fois de plus, j’arpente aujourd’hui ses trottoirs battus par un soleil impitoyable, les yeux pas assez grands pour me souvenir d’une ville qui n’a aucune honte à se définir comme extraordinaire. 

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