A New French President

It was hard to pick between sunbathing in the backyard and watching on TV the results of the French presidential election. 
In the end, the Californian I became managed to catch the most significant moments on TV and have lunch outside. 
I watched the speeches of Sarkozy and Hollande, one to concede his defeat (in great style, I think), the other to announce his victory, and listened to a few commentaries from both sides of the aisle. 
Place de la Bastille, my neighborhood when I lived in Paris, was celebrating in honor of the socialist victory. Music bands provided entertainment for thousands of supporters. 
I live too far away to tell if the enthusiasm matched the wind of hope that blew on France when another François (Mitterrand) was elected in 1981.
It was the first time I was voting and I vividly remember the general ecstasy. I was aboard the bus that was taking me back to the university. The bus driver pulled over when the radio announced Mitterrand’s victory. Everybody on the bus cheered and clapped. Some even sang the Marseillaise, the French national anthem. Many of my friends were waiting for me at the bus stop. Caen, where I was a student, was unusually animated for a Sunday night. Cafes and bars were open and drinks were served for free. 
It was a time of hope and change for the French people. 
Mitterrand remained President from 1981 to 1995. Since then, the French have not had another socialist President. 
Through Europe and even the Middle East, it has been evident that everywhere the incumbent has been thrown away. It is only logic that François Hollande wins today.
It is only normal to wish France good luck and the best. 

Ce Sera Hollande

Il fait trop beau sur la Californie pour regarder la télé et pourtant entre une promenade matinale autour du lac près de ma maison et le barbecue dominical (hot dog et mais sur épi), les news françaises nous ont tenu compagnie.
Il faut dire que c’était dur de s’arracher aux images de la fête se préparant place de la Bastille, à deux pas de mon quartier lorsque je vivais à Paris.
Un nouveau président c’est l’espoir de changement qui revient dans un pays.
Ce sera Hollande.
Sans doute certaines des promesses, faites pendant une campagne de part et d’autre tous les coups ont été permis, ne pourront pas être tenues.
Mais ce soir c’est au tour de tous les espoirs d’être permis.
Bonne chance mes amis français ! 

Americaine d’Origine Etrangère

La question de l’identité nationale, le droit de vote aux immigrés et l’immigration en général sont des sujets qui, pour être franche, ne m’ont semblé vraiment importants que lorsque je suis moi aussi devenue une immigrée.
Il m’est difficile d’entendre les points de vue des candidats à la présidence française sur ces sujets qui embrasent l’opinion publique sans comparer avec mon expérience aux USA.
Les Etats-Unis, par essence un pays créé par des flux migratoires constants et provenant de tous les continents, ont réglé le problème du droit de vote de façon très simple. Uniquement les citoyens de nationalité américaine peuvent voter, incluant bien sûr les citoyens naturalisés, comme moi par exemple.
Devenir citoyen américain est encore (et oui malgré la crise, les USA restent le choix numéro un pour ceux qui désirent quitter leur pays natal) le rêve de beaucoup.
J’ai désiré prendre la citoyenneté américaine lorsque j’ai voulu participer davantage et pleinement à la vie civique du pays natal de trois de mes enfants.
J’ai croisé beaucoup d’hommes et femmes aux Etats Unis qui vivent depuis longtemps ici sans avoir éprouvé le désir de devenir citoyen américain même si cela leur interdit de voter. Etre naturalisé est une décision qui est personnelle et ne se prend pas à la légère. 
A chaque fois que je vote aux USA, je me souviens de cette décision et du choix délibéré que j’ai fait.
Si j’avais reçu le droit de vote sans le vouloir je ne suis pas certaine que j’aurais voté à chaque élection. Particulièrement locales.
Je n’ai pas toujours voté en France alors que j’étais française et je crois pouvoir dire par désintérêt.
On fait souvent mieux, ou en tous cas on apprécie beaucoup plus, ce que l’on a désiré ardemment.

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