Made in Normandie

Certaines chansons marquent des périodes de la vie davantage que d’autres. Certaines parce qu’elles symbolisent un premier slow, un premier baiser, un premier chagrin d’amour ou juste un été. D’autres parce que leurs paroles et musique combinées touchent quelque chose en nous. Et puis il y a les chansons qui deviennent des tubes et que tout le monde fredonne en même temps. 
Made in Normandie est l’une de ces chansons qu’une génération entière connait par cœur. Je soupçonne que des gens plus jeunes la connaissent aussi.
Et pour la Normande que je suis, cette chanson de mon enfance a été l’une de mes favorites même si beaucoup se sont moqués (gentiment, c’est vrai) de moi avec cette chanson un peu trop mélo disaient ils. 
Je soupçonne que les Bretons, les Auvergnats et les Bourguignons auraient bien aimé leur chanson aussi. Mais il faut dire que Made in Normandie sonne tellement mieux que Made in Bourgogne. 
Merci Monsieur Eric Charden pour une chanson qui a bercé les années 70 françaises et que je connais encore par cœur, ici en Californie. 

E.B. White and Maine

Maine occupies a special place in my heart. It is in Maine that my husband and I bought our first house, sixteen years ago. Real estate makes every foreigner a true American. Since we moved from coast to coast twice when my children were younger, Maine symbolizes home for each of us.
For anyone who loves the pine State I recommend Michael Sims’s essay in the latest NYT Book Review.
Celebrating 60 Years of ‘Charlotte’s Web’ is a tribute to the beloved book and to E.B. White, a man who wrote about Maine with particular affection.
http://www.nytimes.com/2012/04/22/books/review/celebrating-60-years-of-charlottes-web.html?_r=1&ref=review

Prom Night and First Round of French Presidential Elections

Interesting weekend for me with senior prom on Saturday night, an American celebration that never cease to surprise me. The election of the queen and king of the prom was a funny prelude to the anticipated – at least for me – first round of French presidential voting.
François Hollande, the Socialist candidate, came out on top, but his lead over the current president Nicolas Sarkozy, was narrow.
The surprise came from the disparity between the pre-election surveys, predicting a more distinct victory for Hollande, and the success of the far right wing led by Marine Le Pen. 
Not unlike, according to my daughter, between the queen and king favorite nominees and the elected ones. 
Never underestimate the outsider. 
However, unlike prom night where les jeux sont faits, the French will have to wait two weeks until they elect their next President. 


Being an American

A French classmate, with whom I reconnected online a few years ago, told me that she was curious to know what makes me an American woman.
I know I’m not really one, at least when I speak, since people catch an accent.
But I already wrote that I’m not really French either, since the French catch a je ne sais quoi that points at a life abroad.
Yet, today as I met with one of my friends, a children’s book author, I realized I was really an American. 
We discussed e-book publishing and marketing ideas for her book and her future books as well as mine. We shared ideas and spent a couple of hours browsing the web and jotting down our ideas.
It is a new territory out there for writers and publishers alike, and if things are a little sketchy between e-publishing and print publishing, if we are all nostalgic of bookshops and grieve over their disappearance, we are also 100% aware that the new publishing tools are here to last.
So instead of lamenting, my friend and I faced reality.
Although we don’t exactly know how we are going to jump, we know we will. 
Although we don’t know if we will embark alone or if more of our friends will join us, we know we will enjoy the ride. 
Although we don’t know if we will succeed, we know we will try.
And that, I will tell my French friend, is being an American.

Seize Ans et les Présidents

France 24 comme fonds sonore alors que je prépare le diner d’anniversaire de mon fils qui fête ses seize ans aujourd’hui. 
Des nouvelles de France teintées d’un parfum très fort de campagne électorale.  Tout comme les news américaines même si les élections présidentielles ne sont qu’en novembre pour nous.
Des différences de campagnes bien sûr entre les deux pays. La plus importante étant les sommes phénoménales dépensées aux USA. La seconde, l’abondance de candidats en France contre, on peut dire, deux aux Etats Unis.
Mais pour cette année d’élections présidentielles dans les deux pays, deux points communs importants. 
Le mot « France » et le mot « Amérique » qui reviennent dans tous les discours de droite ou de gauche, et de tout ce qui est au milieu, ou plus à droite ou plus à gauche.
Pour la France. Pour l’Amérique.
Et puis, le point commun qui caractérise les deux campagnes, le plus triste aussi : l’absence de passion pour François Hollande, à l’inverse du raz de marée qui avait soulevé la France en 1981 et amené la parti socialiste au pouvoir similaire à l’absence de passion pour Mitt Romney alors que l’Amérique avait succombé au charisme de Président  Obama quand il n’était encore que Barack Obama.  Les dernières années ont terni son élan spontané qui avait séduit et plus encore convaincu les foules que change and hope étaient à notre portée.
Alors que France 24 continue son programme en continu, une odeur délicieuse envahit ma cuisine ouverte sur les collines aux pieds de la Sierra. Quand un anniversaire tombe un jour de semaine, on fait simple. Ça tombe bien, mon garçon a des goûts précis mais simples.
Les pâtes restent le plat préféré de tous les enfants et ados, dans tous les pays du monde. Le mien ne fait pas exception à la règle. Ce sera spaghetti meatballs, un clin d’œil à la riche contribution culinaire italienne aux USA.
Même avec une maman française, mon fils n’a pas hérité de ma sweet tooth pour les desserts.  Les seuls gâteaux qui trouvent grâce à ses yeux sont un gâteau aux poires, une recette qui remonte à mon enfance française, et un gâteau renversé à l’ananas, version très américanisée au sucre brun.
Seize ans est un anniversaire davantage marqué pour les filles aux USA.  Sweet sixteen est l’occasion d’une grande party entre copains copines mais aussi très souvent d’une réunion de famille.
J’emballe les cadeaux et si beaucoup d’adolescents américains reçoivent leur première voiture pour leurs seize ans, je suis rassurée que le mien ne conduise pas encore et qu’il préfère les livres, la musique, les fringues et « les surprises, maman, j’adore les surprises. »
Au fur et à mesure que mes enfants grandissent, nous sommes moins nombreux autour de la table quand l’anniversaire, comme cette année, tombe un jour d’école, mais les messages téléphoniques, texto, e-mails et cartes sont un pont entre les absents et le birthday boy.
Happy Birthday !

When les Français Have Meetings

I hoped that, thanks to the Dish Network, watching the French news would allow me to keep up with my French. After all, American TV helped me – true, not as much as I hoped – to improve my English. 
But to my dismay, my French fellows, although forever critical of the Americans and the Brits, can’t stop replacing good old French words with English. 
I know that Americans love to use French words when it comes to give a name to a clothes boutique or a restaurant. Anything related to pleasure sounds better in French.
The French, on the other hand, have adopted English when they mean business.
Now the presidential candidates have meetings to discuss job unemployment.  That was on the news.
And the lobbyism is not anymore an American characteristic either.
The French got mail and are as concerned as we are about cyber attacks.
To their credit, they tried to say la toile, short for toile d’araignée or spider web, instead of the web. But somehow the web took over.
In anticipation to my trip to France this summer, I watch the news everyday and, believe it or not, it was easier to pass for a French woman when the French spoke French. 


Le Goût des Mots

Vivre à l’étranger, même si l’adaptation est réussie, reste une expérience marquée par la nostalgie du pays natal.
Moi, qui n’ai pas grandi avec la télé et qui ne la regarde que rarement depuis mon arrivée aux US, je me surprends à ne pas manquer « On n’est pas couchés », et un occasionnel « Champs Élysées » et Patrick Sébastien depuis que mon mari a insisté pour le dish network qui nous permet de garder un pied dans notre France natale.
Vous pouvez rire, jamais vous ne m’auriez pris à regarder ce genre d’émissions quand je vivais à Paris.  Plutôt mourir!
Mais la France reprend le dessus quand on vit loin d’elle.
Alors le jeudi soir (oui, en différé) si je suis à la maison, je me dépêche de faire la vaisselle pour écouter Laurent Ruquier, Natacha Polony et Audrey Pulvar.
Je me donne pour excuse de me tenir au courant des évènements français mais je dois avouer que mon intérêt principal est de retrouver pour deux heures quelque chose de beaucoup plus français. Le goût pour le duel verbal qui n’a pas son égal aux USA.
Ici tout est beaucoup plus policé, autant dans l’apparence des présentateurs tirés à quatre épingles que dans le ton entre invités.
Politically correct définît les media américains même si rien n’est épargné et que la transparence choque les français. Tout est dit aux Etats Unis mais poliment.
En France, la protection de la vie privée interdit ce qui paraît déballage en Amérique. Cependant les blagues et les plaisanteries frôlant l’insulte volent bas.
Et cela me rappelle mes dîners français, si animés et drôles, et qui m’ont tant manqué quand je suis arrivée aux US.
« On est plus cool ici, » me disait l’autre jour une française arrivée relativement récemment en Californie.
Sans aucun doute, on est très cool en Californie. Comment ne pas l’être avec un soleil éclatant et une nature d’une beauté époustouflante ?
Mais parfois, au moins pour le temps d’une émission bien franchouillarde, je me prends à rêver d’un diner entre français on s’accroche et s’oppose, plus pour le goût des mots que pour refaire le monde. 

California Girl

My daughter who is a senior in High School has several interesting options to consider for her higher education. Among the most serious, two would mean living California for the east coast and even moving abroad.
Well, if we consider Canada a foreign country.
For foreign-born parents, education after High School is perhaps an even bigger deal than for natives.
For us who grew up and studied somewhere far from the US, when our kids are accepted to college it means we succeeded. In addition, if the college is well ranked, it reassures us that we did as good of a job as native parents.
But sometimes, our expectations don’t match our child’s plans. Because we have left our native land behind we shouldn’t assume that our child is willing to do the same. Because we saw opportunities far from home we believe that our child will see the same possibilities.
Perhaps there is some nostalgia for these early days when everything was new for us to discover and explore, and the hope to see our child embrace the unknown like we did.
Perhaps there is an unconscious fear that our child will miss opportunities if like us she doesn’t go away.
But perhaps more than that, it is the clear realization that we have succeeded above expectations: we’ve raised a full blood American kid who belongs with her home state. 
Something that is never quite achieved for foreign-born parents, even well assimilated. A suitcase is never far from reach for an immigrant. We may never quite know why, but the possibility of packing and leaving again always tugs at us.
So, like her two sisters did a few years ago, my daughter will probably stay in California and study in one of the finest University of California Schools that many states envy us.
I’m a California girl, she told me last night.
And although she’s right and I should know it, I still think that like me she is French and has to go somewhere else.

Printemps Américain

Pour les parents d’adolescents, le printemps aux Etats Unis est marqué par des évènements importants même s’ils ne semblent avoir rien en commun, du moins en apparence.
Le premier est l’entrée ou rejet aux universités convoitées par les lycéens.
Le second est la prom, rendez-vous social essentiel pour la majorité des élèves junior et senior, soit en troisième et quatrième année au lycée. Les freshmen ou sophomores, première et seconde année de lycée, ne peuvent participer à l’évènement que s’ils sont invités par un junior ou senior.
Depuis que ma fille ainée est entrée en High School (lycée aux US) en 2005, ma famille vit à bord du grand navire qui navigue les quatre années remplies d’événements en tous genres de la vie des lycéens américains. Le collège (Middle School) et l’école élémentaire (Elementary School) ont aussi leurs propres évènements qui maintiennent parents et enfants très occupés mais la High School bat les records.
Du sport aux activités musicales, théâtrales et académiques intra et extra scolaires, en passant par les danses qui marquent les fins de semestre, les fêtes telles la Saint Valentin ou le winter formal  qui célèbre les fêtes de fin d’année, les ados américains ont des agendas aussi chargés que des chefs d’entreprise. 
Des quatre années de High School, la senior year ou dernière année est de loin la plus stressante tant pour les élèves que pour leurs parents.
J’ai quitté la France depuis trop longtemps pour avoir mémorisé les différents bacs qui sont offerts aux jeunes français et orientent leurs options pour leurs études supérieures.
Aux Etats Unis, c’est un mélange savant et relativement mystérieux qui régit l’entrée dans tel or tel établissement supérieur. La recette est si complexe que des tonnes de magazines et de livres sont publiés chaque année à l’usage des élèves et des parents pour mettre sur pied le meilleur dossier. S’il y avait une recette, tous les américains passeraient par Harvard.
En gros, ce sont les résultats au SAT (scholastic assessment test) que l’on peut grossièrement comparer au bac français, les grades obtenus en classe durant les années de lycée, et un dossier personnel mettant en valeur les qualités uniques de l’individu qui permettront à une université de dire oui ou non à l’entrée d’un élève dans leur institution.
Les candidatures sont faites à partir de novembre et jusqu’à début janvier dans l’année de senior. Les étudiants sont informés des résultats par mail ou parfois encore par courrier fin mars début avril.
Le mois d’avril est le mois des visites aux universités qui ont dit oui et dès la fin du mois les élèves doivent prendre leur décision.
Pas la peine de préciser que ces mois de préparation, d’attente et de décision sont un vrai roller coaster ou grande roue pour les parents et les ados. Vu le nombre de lycéens aux USA, la compétition est farouche. Parfois de grands rêves s’écroulent. Parfois une porte s’ouvre sur une université mythique. Malgré l’angoisse et les sueurs froides, le système marche plutôt bien car l’effort est presque toujours récompensé. Et puis, il y a tant de collèges et universités américains que chacun finit par trouver chaussure à son pied.

Cette année est le tour de ma fille cadette et les jours sont marqués par des moments d’euphorie et de panique.
Je ne sais pas si c’est l’éloignement ou l’âge mais tout cela me rend nostalgique de mon éducation française. Comme tout était facile quand l’université, pour la majorité d’entre nous, était la plus proche de la maison! Au moins pour quelques années avant de s’exiler à Paris ou dans une plus grande ville de province.
Mais pour ma fille et ses copains et copines de classe commence l’analyse des options qui leur sont offertes et la décision de quitter une région pour une autre, voire un état pour un autre, une côte pour une autre.

Comme l’ennui est le pire ennemi de l’américain, cette période de nœuds à l’estomac est couronnée par la prom.
Prom, l’un des mots américains les plus difficiles à traduire.
“Un gala, comme pour l’école de médecine?” me suggère une amie.
Non, parce que la prom est un évènement social de lycée qui n’a pas son équivalent à l’université où paradoxalement les danses sont moins fréquentes, remplacées par des parties entre amis.
La prom est une soirée dansante pour les juniors et seniors d’un même lycée. Les garçons ask a girl out, ou en français invitent une fille pour la soirée.  Ils sont encouragés à être créatifs car les filles peuvent refuser.
Certains laissent des petits mots dans le sac à dos ou casier de la fille qu’ils veulent inviter, d’autres font leur demande écrite avec des pétales de roses dans la cour ou sur une feuille de papier. La majorité opte pour un bouquet de ballons ou tout simplement de fleurs.
Parfois, certaines filles moins conformistes, comme deux de mes filles, invitent le garçon avec qui elles veulent passer la prom.
Dès que les deux sont d’accord pour aller ensemble, les préparatifs commencent.
La femme française que je suis encore parfois a du mal à dissimuler sa surprise et à faire taire son sens critique.
Aller à la prom est l’occasion rêvée pour faire un super shopping. Quoi du plus excitant pour un ou une américaine ? De la robe longue aux chaussures à talons vertigineux en passant par la coiffure et la manucure, sans oublier la pochette du soir, tout un rituel que je trouve plutôt démodé se met en place pour la fille.
Le garçon loue parfois un smoking ou tuxedo ici (tux en abrégé) ou met son plus beau costard. Assez rétro aussi pour des ados qui passent leurs vie en jeans et T-shirts avec des Nike ou Vans aux pieds.
Le plus amusant (pour moi en tous cas) est sans doute l’échange d’une boutonnière et d’un corsage entre les deux ados.
La fille offre une boutonnière à son cavalier. C’est un mini bouquet de fleurs qu’elle glisse à la boutonnière de la veste du garçon.
Quant à lui, il glisse au poignet de la jeune fille un bracelet fait de fleurs montées sur un ruban.
J’en profite pour leur donner une mini leçon de français.
« Une boutonnière et un corsage  sont deux mots français qui n’ont rien à voir avec la boutonnière et le corsage de la prom. »
Je leur donne les traductions. Ils me regardent avec de grands yeux et rient aux éclats.
Ce moment symbolique fait l’objet de beaucoup de photos prises par les parents de la fille parce que traditionnellement le garçon vient chercher la fille chez elle le soir de la prom. Ne pas oublier que le permis de conduire est accordé à l’âge de16 ans aux US.
Boutonnière et corsage ont été discutés auparavant pour être certains que les couleurs complètent la robe.
En plus, pour les puristes, et c’est la grande majorité, la robe de la jeune fille et la couleur de la cravate  du jeune homme doivent être similaires.
Si les deux ados sont boyfriend et girlfriend, le shopping se fait ensemble ce qui est plus facile. Autrement ce sont des échanges sans fin de texto et photos pour s’assurer que les couleurs des tenues sont identiques ou au moins vont bien ensemble.
Entre mes trois filles, je suis allée (virtuellement!) cinq fois à la prom. J’ai vu un certain nombre de robes longues, de chaussures élégantes, de maquillage et de coiffures élaborées défiler dans mon living room.
Les proms ont aussi des thèmes. Cette année, au lycée de ma fille, c’est casino royal.
Ma fille invite son boyfriend car il l’a invitée l’an dernier et ils partageront le prix du ticket d’entrée qui typiquement est pris en charge par le garçon. Tradition définit la pro. 
Le ticket donne droit à un diner et quelques photos du couple prises par un professionnel. Un ticket est $85 pour deux et $50 pour une personne. J’ai toujours trouvé injuste que le garçon ou la fille qui veulent aller danser seuls paient plus cher qu’un couple. Mais qui suis-je pour changer un rituel dont les plus vieilles dames de mon coin tranquille de Californie parlent encore avec des trémolos dans la voix?
Aujourd’hui, la factrice a déposé sous notre porche un très grand paquet et ma fille s’est ruée dès la sortie des cours sur LA robe qu’elle a choisie et tenu à payer.
Toute fille est belle dans une robe longue qui met son cou, ses bras et dos en valeur. Mais ma fille qui vient de fêter ses 18 ans il y a quelques semaines est particulièrement resplendissante dans cette robe qui est une seconde peau sur son corps jeune.
Elle parade dans la cuisine, en équilibre précaire sur des talons que la parisienne que je ne suis plus ne saurait porter. Son père sourit, mi moqueur, mi attendri. Sa fille ressemble à une mariée dans cette robe blanche et argentée dont le tissu soyeux accroche la lumière, et je sais que tout comme moi il aimerait arrêter le temps.
Mais on ne dort jamais aux USA et je fais seulement une pause.
Dans deux ans, ce sera le tour de mon fils de considérer ses études supérieures. Côté prom, je suis déjà prête.
Il n’a pas manqué une seule danse depuis qu’il a commencé l’école. Je sais que j’aurai droit à la cravate qui va avec la robe de la copine.  Et je n’échapperai sans doute pas au corsage non plus.
Un vrai séducteur français, mon fils. 
Avec les candidatures à l’université et la prom, on touche peut-être à quelque chose qui séparera sans doute toujours le style de vie à la française du american lifestyle.
Un penchant prononcé pour la discrétion, la vie privée et un certain cynisme versus l’attrait du doré, des célébrations qui marquent une vie, et la recherche du fun.
Les deux styles parfois se heurtent mais j’ai appris la cohabitation et à apprécier les plaisirs qui vont avec. 
Mes enfants en tous cas sont ici pour me le rappeler si j’oubliais. 

Presidential Campaigns and Women

Who would have suspected that the 2012 presidential campaign would have so much to do with women’s rights?
And yet, here we are again with candidates talking of reproduction rights as if they had to decide for women when and if they want to have a child, with golf clubs forbidding memberships to women and radio show hosts calling women sluts when they talk birth control and sex.
At least, I thought that my native country was done with all of that.
But last week, Mr. Bayrou, one of the French presidential candidates, declared that he was in favor of special opening days and times for women in the public French swimming pools.
The request is on the agenda of conservative Muslims, and although the presidential candidates don’t want  to offend the  growing Muslim community, and are cautious with their statements, all agree that public pools should remain open to boys and girls, to men and women without special schedules for the female gender.
Mr. Bayrou, however, insisted that many women, especially after a certain age, and a few extra pounds, can feel uncomfortable in a bathing suit and would rather be on their own without men around. He specified that young women at the prime of their youth and beauty weren’t the issue of course.
I’m confused. Is it for the comfort of women or the pleasure of Mr. Bayrou’s eyes?
It is increasingly disturbing to read and hear such comments in 2012. 
If these comments were racially loaded, these men would be in deep trouble. But because they are targeted at women, they are largely dismissed as faux pas. 
Read the following article, another great one from Maureen Dowd, in the New York Times. Perfect timing. 

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